01/04/2011

La FNACA commémore le cessez-le-feu en Algérie

espira, espiranencs, fnaca, combattants, village, salle des jeunes, cimetière, nation, monument aux morts, apéritif, comité, femmes, manifestationsC’est le 19 mars que la FNACA commémore le cessez-le feu en Algérie. Le comité local espiranenc, lui,  a, à la fois, commémoré ce cessez-le-feu qui mettait fin aux hostilités et permettait aux jeunes soldats du contingent de rentrer chez eux, et célèbré le quarantième anniversaire  de sa création, le 13 janvier 1971, avec parution au journal officiel du 21 janvier 1971.

A l’origine du comité espiranenc, on retrouve la plupart des adhérents actuels de l’association, avec l’inamovible et emblématique président Roger Capa qui présidait les cérémonies. C’est d’abord un cortège d’une centaine de personnes qui s’est rendu au monument aux morts du cimetière pour un dépôt de gerbe par le maire de la commune, des enfants des écoles et des membres du comité, avant la lecture de l’ordre du jour  numéro 11 du général Ailleret, le chef d’état-major à l'époque, par Joseph Albafouille, qui était alors un jeune appelé sur le théâtre des opérations, et une Marseillaise reprise en chœur par l’assistance. On s’est retrouvé ensuite à la salle des jeunes, pour la célébration de l’anniversaire du comité local. Le président Capa, avec sa faconde habituelle, s’est lancé dans une improvisation dont il a le secret, et a retracé avec émotion et aussi humour l’histoire du comité local, a rendu hommage aux amis disparus, comme Maurice Abelanet et Max Fabre, puis  a  laissé place  à  la déléguée nationale de la FNACA Françoise Villenove et au maire Gérard Bile,  pour procéder à la remise des diplômes d’honneur nationaux, , aux membres fondateurs du comité, Roger Capa, Joseph Albafouille, Armand Nierga, Pierre Lebas, et Francis Traffi.

Ensuite, le comité, par la voix de son secrétaire Marcel Loubat, a voulu aussi rendre hommage à la « moitié du ciel », les épouses et compagnes des soldats, et a donc remis une médaille frappée pour l’occasion à une dizaine de dames présentes en rappelant le mot d’Olympe de Gouges, la révolutionnaire qui avait écrit une déclaration des droits des femmes : «  Puisque nous sommes reconnues dignes de monter à l’échafaud, nous sommes aussi en droit de monter à la tribune . »

La cérémonie s’est poursuivie par les remerciements de la déléguée nationale pour le devoir de mémoire accompli sans faille par le comité espiranenc et le discours du maire de village qui disait la nécessaire présence de l’association et sa tâche essentielle auprès des générations présentes.

La cérémonie s’est terminée autour d’une table préparée avec simplicité, mais goût et savoir-faire, par le bureau du comité, qui invitait tous ses amis à se rapprocher et à se retrouver lors de ses prochaines manifestations qui ne vont pas tarder puisque le prochain rendez-vous est déjà fixé à la mi-avril.

( un album de photos, " les dames de la FNACA à l'honneur " accompagne cet article.)

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