31/10/2011

Tango corse pour les Rapariens

Raparou en Corse 9-11 171.JPG ( Un incident technique n'a pas permis que l'article évoquant le voyage des Rapariens en Corse soit publié in extenso dans le journal: le blog d'Espira le restitue dans son intégr(al)ité...)

Ils espéraient revenir enchantés, et l’enchantement a dépassé toutes leurs espérances : les voyageurs du Raparou ont été littéralement emportés par les charmes de la Corse, où ils ont passé une semaine à la découvrir et à admirer ses beautés. Venus en bus, d’Espira à Marseille, ils étaient une petite cinquantaine à embarquer sur le ferry Jean Nicoli avec un mélange de ferveur et de peur venues d’une enfance qu’ils semblaient retrouver.. Après une nuit tranquille en Méditerranée, ils ont accosté à Ajaccio pour une pérambulation d’une semaine, qui les a conduits de la grande ville de l’Ouest où ils ont débarqué à la grande ville de l’est, Bastia, lieu de leur départ vers le continent. Et chaque journée a apporté son lot d’émerveillement.

Le temps de lier connaissance avec leur guide, Pierrette, qui allait devenir au fil des jours une amie précieuse autant qu’un cicérone avisé, savant et malicieux ,  et une animatrice de premier ordre , le premier jour les a conduits aux célèbres calanques de Piana qu’ils ont traversées à pied, s’arrêtant devant leurs étranges concrétions rocheuses, aux noms poétiques comme « le cœur des amoureux » ou « l’évêque ».

Après un circuit à travers des paysages vertigineux, le long des routes tortueuses de la Corse, conduits avec maestria par leur chauffeur Eric, et une halte au col de la Croix pour découvrir le chemin du facteur de Girolata,  les Rapariens ont posé leurs valises pour  leur première nuit à la marine de Porto, où le vent les a bercés.

Le lendemain les a ramenés à Ajaccio, la cité impériale, qu’ils ont pu visiter, poussant jusqu’aux îles sanguinaires, avant de rejoindre , de l’autre côté du golfe, la station de Porticcio, où une soirée dansante les attendait, tandis qu’un espiranenc « exilé » en Corse ( il y a des exils plus  douloureux) venait voir sa mère qui faisait partie des voyageurs du Raparou.

Le troisième jour a vu les excursionnistes se rendre d’abord, en traversant la superbe forêt de Vizzavona, avec vue sur les hauts sommets de la chaîne Corse et son point culminant, le mont Cinto, qui a un petit air de parenté avec notre Canigou,  au cœur géographique, politique et historique de la Corse, Corte, qu’ils ont visité en petit train, avant de prendre la route du Nord et la Balagne, vers Calvi et l’île Rousse, découvrant au passage les villages de Lumio et Monticello, où résident Laetitia Casta et Jacques Dutronc, ce qui a réveillé les âmes de midinettes de chacun. La nuit s’est passée à la station balnéaire d’Algajola, où les a accueillis Johnny Vegas, sosie de notre Johnny national, qui a poussé la chansonnette en fin de repas pour la plus grande joie de tous.

Le quatrième jour a vu les Rapariens traverser le désert des Agriates, faire halte à Saint Florent, le petit Saint-Tropez corse, déguster le vin du pays à Patrimonio, puis prendre la route du Sud, à travers la plaine littorale, via Aleria et Solenzara et sa plage légendaire, pour arriver à Porto-Vecchio, le joyau du Sud où ils ont passé le reste de leur séjour, rayonnant à partir de la ville vers Bonifacio et ses falaises, Palombagia et ses résidences de « people », ou encore les aiguilles de Bavella à 1200 mètres, faire le plein de produits du terroir, en particulier bières du cru et succulentes charcuteries corses, coppa et autres saucissons, avant une dernière soirée en compagnie de musiciens corses, Pierre et Jean-Jacques, qui les ont captivés et étonnés, avec en particulier une version corse de la chanson emblématique de Lluis Llach, « l’Estaca », qui en Corse, s’intitule «  La Catena ».

Il a alors été temps de revenir vers le continent : un peu fourbus, les Rapariens sont montés dans le bus à 3 heures du matin, le dimanche, pour aller embarquer à Bastia et prendre le ferry, de jour, cette fois, un ferry aux armes italiennes, le «  Mega express five », à bord duquel ils ont pu voir s’éloigner peu à peu le cap Corse, la légendaire île de Monte Christo, la non moins légendaire île d’Elbe, découvrir les côtes de Capri à quelques lieues, avant de débarquer à Nice et de prendre le chemin de la Catalogne.

Et c’est la tête pleine de souvenirs radieux et les appareils photos bourrés jusqu’à la gueule qu’ils se sont séparés de retour à Espira, en se donnant un proche rendez-vous pour partager leurs souvenirs de voyage, revoir en photo les paysages traversés et les gens rencontrés, et rêver encore de l’île de beauté qui les aura profondément marqués.

(Allez voir l'album photo montrant les Rapariens espiranencs découvrant l'île de beauté...: Le Raparou en Corse)

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