09/02/2012

Carnet de deuil

 

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Martial

Après un dur combat mené avec équanimité contre une implacable maladie, Martial Pellicer nous a quittés trop tôt, à l’orée de ses soixante ans.

Martial, arrivé à Espira dans sa jeunesse, de son Vernet natal, avec sa bande de copains, qui, à l’époque, était venue au village suivre quelques rugbymen venus évoluer à l’Espira-sporting-club, l’ancêtre de l’ESC-BAC-ASP actuel, ne l’a plus quitté, et en épousant Rosy est entré dans la grande famille Sanchez, où lui, fils unique, avait trouvé sa seconde famille.

Entré dans le monde du travail très jeune, ainsi que  cela se faisait naguère, comme apprenti  dès l’âge de 14 ans, Martial a suivi une trajectoire professionnelle rectiligne et exemplaire, et avait mis ses compétence, son sérieux, sa haute conscience au service de l’entreprise « la Provençale », à l’Ouest du village, au bord de la route de Bayonne , où il a eu le plaisir de travailler avec ses beaux-frères, et où il a exercé le métier d’électricien pour la plus grande satisfaction de son employeur.

S’il appréciait l’électricité et ses arcanes  et s’y adonnait encore pendant ces loisirs, sa vraie passion était le jardinage , où il s’épanouissait pleinement, depuis sa retraite,  dans ce terroir d’Espira qui était devenu le sien.

Il venait d’avoir la joie d’être grand-père d’un petit Matteo, et celle de voir revenir au village sa fille Virginie après quelques années d’exil parisien. La maladie ne lui a pas permis de vivre longtemps ces moments paisibles et comblés de « pater familias » dans une longue et pleine retraite. Mais, avec sa sagesse débonnaire et sa générosité aussi humble qu’infinie, il a su profiter de ces instants.

Et le meilleur hommage lui a été rendu, au cours d’une émouvante cérémonie à laquelle assistait la foule nombreuse de ses amis, par son gendre, Nicolas, le mari de Virginie, venu lui aussi en voisin de Salses il y a quelques années dans sa jeunesse pour jouer au rugby à l’ESC BAC ASP, y côtoyer ses futurs cousins et son beau-frère et y rencontrer son épouse, avant de lui dire un dernier adieu , dans une église Sainte Marie comble : «  Martial, dit-il, c’était "Monsieur"  Martial ! »

A Rosy, son épouse, à ses enfants, à toute sa famille, nous présentons nos plus amicales condoléances.

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