16/05/2012

Un 8 mai dans la gravité et le recueillement

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Célébrer une victoire n’empêche pas la gravité. La cérémonie qui commémorait la capitulation des forces nazies le 8 mai 1945 s’est déroulée dans le silence et la solennité. Sous le coup de la très vive émotion qui a saisi tout le village  à l’annonce du décès soudain de Nicolas Idjellidaine, l’entraîneur de club de rugby , à l’âge de 33 ans, le cortège de citoyens réunis sur la place du docteur Jaupart s’est rendu au monument aux morts du cimetière.

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Là, une gerbe de fleurs a été déposée par une enfant du village entourée du maire, Gérard Bile, et d’une adjointe, Monique Dauré. Après la sonnerie aux morts et une Marseillaise écoutées dans un recueillement pesant, il est revenu à Monique Dauré de lire le message à la nation de Marc Laffineur, secrétaire d’Etat aux anciens combattants, qui rappelait avec justesse et hauteur de vue ce qu’avait été cette guerre contre les forces de l’Axe, ses millions de morts, les horreurs de la déportation et des camps d’extermination, la honte et l’indignité des rafles et de la collaboration.

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On s’est retrouvé ensuite au foyer du troisième âge « Al Raparou », pour une brève allocution du maire qui rappelait le si nécessaire devoir de mémoire, celui non moins pressant de réconciliation, surtout auprès des jeunes gens, en finissant sur une phrase d’Aristote qui disait déjà, voici 2500 ans, qu’en temps de paix, ce sont les fils qui enterrent les pères, tandis qu’en temps de guerre, ce sont les pères qui enterrent les fils.

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La réunion s’est terminée avec un moment convivial mais empreint de tristesse autour d’un vin d’honneur offert par la commune.

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