21/02/2013

Les cuivres étaient à l'unisson

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Un brass band, c’est un orchestre de cuivres ( coniques, même, faudrait il préciser, comme les cornets, le bugle, les saxhorns, les tubas et les euphoniums,  même si les cuivres cylindriques – les trombones- y sont, mieux qu’acceptés, désirés et bien accueillis) accompagnés des percussions.

Mais c’est aussi , et le mot «  brass » l’évoque, un ensemble  où le brassage n’est pas un vain mot, brassage des divers instruments, des musiques certes, mais aussi des générations, des genres  et des fonctions, puisque l’orchestre unit harmonieusement, hommes et femmes, jeunes gens et moins jeunes et surtout élèves et professeurs. Et c’est ce brass band, celui du conservatoire à rayonnement régional de musique , de danse et d’art Perpignan Méditerranée ( CRR) qui est venu proposer aux espiranencs un concert de cuivres à la salle Joan Cayrol, comme il le fait régulièrement dans les communes de l’Agglo pour « irriguer » le territoire de la communauté de l’Archipel..

C’est une façon vivante, participative et généreuse de présenter en quelque sorte les travaux pratiques des élèves, mais aussi d’œuvrer à la construction morale et spirituelle de l’individu « culturel » de demain et, in fine, de créer, comme l’a dit avec humour un des professeurs, du lien social, entre élèves et maîtres, musiciens et auditeurs.

Pendant un peu plus d’une heure, un temps si vite passé qu’on aurait aimé, comme une note bleue infinie, qu’il dure plus longtemps, l’ensemble a régalé les mélomanes présents de musiques de tous horizons et pour tous les goûts, avec une prédominance pour les musiques de films. Et si le « concerto d’Aranjuez » l’a peut-être emporté dans le domaine de l’émotion, la « Soul Bossa » de Quincy Jones a fait swinguer sagement les auditeurs.

Dirigé de baguette de maître par Bernard Langlois, l’ensemble composé des classes de Maurice Benterfa et de Jean-Marie Oriol a donné un grand moment d’émotion et de joie partagée. Ces instants de pure joie mélodique et mélodieuse sont entachés cependant d’un regret persistant : ne pas avoir été plus nombreux à participer et à partager ces moments privilégiés. On sait bien que les artistes sont convaincus qu’ils s’adressent d’abord aux « happy few », mais n’aiment rien tant que jouer devant une foule dense et ne désespèrent pas d’agrandir sans cesse le cercle  de leur public pour être  à l’unisson avec le plus grand nombre.

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