03/09/2013

Conférence au Moulin

 

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Une maison de retraite, ce n’est pas seulement une résidence où les personnes âgées peuvent venir passer leur retraite en toute tranquillité et en toute sécurité, entourées d’un personnel attentif et accompagné par des professionnels aussi compétents que soucieux du bien-être des résidents.

C’est aussi un lieu où l’on peut faire retraite, pour se réunir, se recueillir, réfléchir ensemble et évoquer puis élaborer des projets, dans les domaines de la santé, de la dépendance, du troisième ou du quatrième âge.

C’est ce qu’a pensé William Delepine, directeur de la maison de retraite Orpea du Moulin, récemment inaugurée. Il a fait appel à de nombreux professionnels de la santé des Pyrénées-Orientales , médecins, biologistes, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes entre autres, pour une soirée laborieuse dont le thème majeur était les soins coordonnés. Une association rassemblant les professionnels de la santé a été ainsi créée pour développer cette nouvelle façon de soigner et d’œuvrer sur le territoire au service de tous les patients, avec le plus de disponibilité, d’attention  et d’efficacité possible : il s’agit surtout d’œuvrer à l’évolution des relations entres les professionnels de la santé qui travaillent parfois isolés,  de permettre la coordination et des équipes sanitaires dans l’exercice quotidien de leur métier, et ainsi lutter contre la désertification médicale qui est sensible dans certaines zones du département et établir ainsi un maillage médical et paramédical renforçant le service et la sécurité sanitaires. La réunion a été présidée par Cees Dek, délégué régional de l’association «  soins coordonnés » et d’Annick Cambonie, chef de projet à l’association.

Les présents à la réunion ont pu alors exprimer leur souci et raconter leur vécu, écouter le récit d’expériences dans ce domaine des soins coordonnées, réfléchir et commencer de travailler sur le montage et le développement de projets afférents et la diffusion de l’information, non seulement auprès de leurs collègues, mais aussi du grand public et des responsables médiatiques et politiques. Le souci principal est aussi simple que vital : que tous les patients, où qu’ils soient, et quels qu’ils soient, puissent être continué à être soigné, de la façon la plus professionnelle, la plus efficiente possible et la plus respectueuse de la personne. Ce fut une vraie conférence, au sens que Montaigne a donné au mot, une réunion où chacun a pu écouter et a pu s’exprimer, pour avancer ensemble dans la connaissance et l’action.

Le directeur du Moulin, William Delepine, présent du début ( et avant) à la fin ( et au-delà) veillait à tout, attentif à tous, et a offert aux conférenciers, pour les sustenter et leur donner des forces un convivial et substantiel en-cas, moment privilégié où les conversations  se sont poursuivies à bâtons rompus, sur un mode plus libre, plus disert  et plus divers, dans le cadre magnifique du Moulin, où les grands arbres, attentifs et silencieux témoignent de la permanence de la beauté des lieux et de leur sérénité.


25/08/2013

En 2 CV, par monts, par vaux et par canaux

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On peut tout faire (ou presque) avec une « deux chevaux ».Ce véhicule mythique, qui a enchanté la jeunesse et accompagné les pérégrinations de plusieurs générations, fait l’objet d’un véritable culte. Et certains, amoureux de ce bel objet incongru, bricoleurs dans l’âme et dans les mains, et passionnés de tout ce qui touche à la mécanique de surcroît, trouvent avec elle de quoi assouvir leurs passions. Tout le monde connaît, du côté de la route de Cases de Pène, l’Atelier d’Amédée, havre des voitures de tous âges et de tous pays. Celui-ci a eu l’occasion d’accueillir, il n’y a guère, une « deudeuche » amphibie ! En effet, le maître des lieux, Amédée Lictevout, mécanicien automobile au village, a un père, qui s’appelle aussi Amédée, et qui a, comme son fils, et avant son fils, à la fois le virus et le génie de la mécanique.

Et  Amédée père, dans son Nord lointain s’est mis en tête, pendant ses loisirs,  de faire de sa deudeuche le véhicule de leurs envies et de leurs désirs de voyager, à son épouse et à lui-même. C’est ainsi qu’il a transformé – et cela ne date pas d’hier puisqu’il a commencé la métamorphose en 1978 !- sa bonne vieille 2 CV en un engin amphibie, pour remonter les nombreux canaux qui sillonnent la France. Ils ont ainsi fait le Tour d France en 2005, des canaux de la Somme aux canaux du Midi. Cette année, avec un couple d’amis, ils ont récidivé, et se sont contentés d’un périple plus cout, avec la remontée du légendaire canal du Midi, d’Agde à Castelnaudary. Et ils ont fait halte, avec leur 2CV montée sur flotteurs, chez Amédée fils, le temps d’une soirée en famille, à évoquer le Nord natal et à parler jusqu’à plus d’heures des plaisirs et des arcanes de la mécanique qui n’a plus guère de secrets pour les deux Amédée. Reste un défi, plus difficile : transformer la deudeuche en engin volant, pour survoler la France, par exemple, ou découvrir les Pyrénées et ses « encantadas » d’en haut !

23/08/2013

Premières vendanges au Ferriol

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Ils ne sont pas les premiers, mais ils ne sont pas loin, puisque, juste après le domaine de Rombeau,  ils sont les deuxièmes en Catalogne Nord à vendanger : Isabelle et Jean-Luc Chossart ont commencé ce mardi 20 août les vendanges dans leur domaine Jolly Ferriol, entre Espira et Cases de Pène, au pied de la Tour del Far qui semble protéger le domaine. Et s’ils n’ont pas commencé lundi, c’est parce qu’il y avait ce qu’Isabelle appelle un « nœud lunaire » et que cela aurait pu contrarier le raisin : on est comme ça au domaine Jolly Ferriol, à l’écoute des rythmes et des respirations de la nature et des saisons.

Depuis qu’ils ont pris possession du domaine pour y créer un vin naturel, c'est-à-dire un vin « biologique », sans traitements chimiques, c’est déjà la septième vendange d’Isabelle et Jean-Luc. Celle-ci a commencé dans une vigne touchant au mas séculaire, et ils ont ramassé, avec une « colla » d’habitués venue d’Espira et des villages voisins,  du muscat petit grain pesant, comme on le dit dans les vignes, entre 11 degrés et 11 degrés 5, avec lequel Jean-Luc fera l’une de ses spécialités, le « pet nat », ce vin blanc pétillant que la balade du vacancier a présenté au mois de juillet, dont ils commercialisent quelque chose comme 5000 bouteilles par an..

Ici, on chercherait en vain une machine à vendanger, puisque tout se fait encore selon les techniques ancestrales et que le raisin se ramasse à la main et se met précautionneusement dans des caissettes que l’on transporte délicatement à la cave proche. Et comme le terroir, où dominent les marnes schisteuses, est aussi un terroir où s’illustra naguère le « jaumet », ce beau raisin de table hélas supplanté par des grappes venues d’ailleurs, on choisit et on trie aussi le raisin que l’on cueille et on laisse de côté impitoyablement une grappe qui n’est pas absolument saine.

Le raisin ainsi cueilli est déposé en chambre froide pendant  24 heures à 6 degrés avant d’être porté au pressoir, puis mis en cuve avant d’être embouteillé. Et là, c’est l’affaire de Jean-Luc, qui vinifie « naturellement » : comme ils aiment le dire, leur vin, c’est en fait du raisin fermenté, dont ils feront environ 16 cuvées de 2000 bouteilles chacune, si l’on excepte leur rancio qu’ils ne produisent qu’à raison de 300 bouteilles par an.

Ce souci du naturel et de l’authentique, qu’on retrouve dans l’environnement et l’agencement du domaine a conduit aussi Isabelle et Jean-Luc à rejoindre l’association des vins s.a.i.n.s. , avec un point entre chaque lettre, puisque cela veut signifier «  vins sans ajout d’intrants ni sulfite ».

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Naguère, un publicitaire de chez nous avait inventé la « halte Rivesaltes » : Isabelle et Jean-Luc dont le domaine court sur deux dizaines d’hectares bord de l’Agly et le long de la route de Bayonne, entre Espira et Cases de Pène, inventent , eux, la halte au Ferriol, et on n’est pas loin de croire, au vu des visiteurs qui font la halte, qu’elle devient un passage obligé pour les voyageurs qui empruntent l’ancienne route nationale qui traverse l’isthme pyrénéen de Perpignan à Bayonne. Et les amateurs de cartes postales y trouveront leur compte, avec ce mas fortifié entre montagne, vignes et fleuve, même si les vendangeurs, eux, entre la chaleur du soleil et lancinantes douleurs de reins inévitables après quelques heures de cueillette, n’ont pas toujours le cœur à poser comme des santons de Provence.

Les premiers coups de sécateurs sont donnés, à Rivesaltes et à Espira, les autres vont suivre, il ne reste plus qu’à attendre et à espérer pour tous ces vignerons le beau temps pour pouvoir rentrer leur récolte et nous permettre de bientôt déguster ces nectars accompagnant les plats d’ici, de l’ollada au bras de Vénus en passant par l’escalivada ou la cargolade.

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09/08/2013

Jeunesse à la mode

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Juste avant de partir en vacances, le collège a créé l’événement. Certes il n’y avait ni le buzz ni l’effervescence des défilés de mode de la Rive droite ou de la Rive gauche de la Seine, mais sur la Rive droite de l’Agly, au collège Notre Dame des Anges, le « couvent », les élèves, en collaboration avec l’association « Tissons la création », obs. présenté le travail de toute une année en défilant devant les fashionnistas espiranenques pour présenter leurs créations, élaborées en commun avec l’association et les « cousettes » d’Espira.

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Le tract et l’émotion ont marqué les premiers pas de ces jeunes mannequins qui se sont vite pris au jeu et ont, comme on dit, assuré.

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Et c’est sous les applaudissements bienveillants d’un public conquis que les élèves, qui avaient œuvré sur un thème qui était tout un programme, «  Soyons fous », ont, dans un final aussi joyeux que bon enfant, remercié le public, les professeurs et l'équipe éducative du collège, engagés dans l’exercice, du début au bouquet final, et enfin l’association et Monique Desplas sa créatrice-animatrice.

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Et comme on pouvait en plus acheter sur place les créations originales et uniques qui avaient été présentées, le gymnase, après s’être transformé en Grand Palais, est devenu, le temps d’un après-midi une braderie unique où le plaisir de l’achat d’un vêtement sans exemple ni double se conjuguait avec celui d’une action solidaire.

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08/07/2013

La dernière réunion du conseil municipal

 

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Motion adressée à Orange suite aux pannes répétées


Sur proposition du maire, Gérard Bile, le conseil municipal a rédigé une motion évoquant son fort mécontentement consécutif  à la gestion déplorable par l’opérateur des pannes successives de téléphone et d’internet, qui affectent plus particulièrement les personnes âgées, les entreprises, les commerces mais touchent aussi tous les citoyens usagers et clients de cet opérateur.

Parallèlement aux divers courriers adressés à l'opérateur et aux multiples interventions au près de celui-ci, le conseil municipal a  aussi  lancé une pétition qui circule dans le village et que l'on peut trouver et signer en mairie.

 

La suite de l'ordre du jour


Assez allégé, celui-ci traitait d'un échange de parcelles avec l'entreprise Lafarge, de la modification simplifiée N°3 du PLU concernant plus particulièrement le secteur de la gare et l’ouverture de la modification simplifiée N°4 concernant le volet paysager au long de la route de Bayonne (la RD117) ainsi que le classement d'un secteur de Mirandes permettant l'étude d'une possible installation de panneaux photovoltaïques. Une promesse de vente a été passée à ce sujet.

Deux autres dossiers traitaient d'une durée d'amortissement des subventions d'investissements recommandée par le Percepteur et ensuite du maintien d'une indemnité aux agents ayant le grade d'Adjoint Administratif de première classe.

Comme à l'accoutumé, Madame Monique Dauré, adjointe, conseillère communautaire à l'Agglo PMCA. commentait les dernières dispositions prises par la communauté d'agglomération et particulièrement la mise en discussion de la prise de compétence de la lecture pour tous (bibliothèque) apportant souplesse et accès illimité à tous types d'ouvrages.

 

Une nouvelle entreprise industrielle

En fin de séance, le maire, Gérard Bile, annonçait l'aboutissement des nombreuses et longues démarches pour attirer sur le territoire local une nouvelle entreprise industrielle. Il s’agit une plate-forme de tri sélectif en vue de la valorisation des déchet qui permettrait également l’arrivée du siège de « Veolia propreté » et des dizaines d'emploi afférents.

L'échéancier tel qu’il a été établi devrait être ainsi échelonné: signature du permis de construire en 2013,  construction en 2014 et ouverture en 2015.

 

L’ordre du jour épuisé, la séance est levée par le maire.

27/06/2013

L'été, les poubelles se ramassent aussi

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Il n’y a pas de répit ni de vacances pour la collecte des déchets, tout au plus un aménagement des horaires.

Donc, du 17 juin au 15 septembre, on passe aux heures d’été pour la collecte des déchets. Ainsi, les ordures ménagères, dans les conteneurs verts, seront ramassées, dans les lotissements, le mardi et le vendredi et dans le centre-ville, le lundi et le vendredi. Pour Montpins, le ramassage aura lieu le lundi et le jeudi, tandis que les écarts seront desservis le mardi.

Pour le conteneur jaune voué au tri sélectif, la collecte se fera le mercredi, sauf pour Montpins où elle aura lieu le jeudi.

Rappelons que les tournées se font le matin, dès l’aube, à partir de 5 heures, jusqu’à midi et qu’il est donc prudent de sortir les conteneurs la veille au soir, pour éviter à la fois oublis et encombrements excessifs de la voirie.

20/06/2013

Le Petit Prince transforme l'essai

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Tous les aficionados du rugby espiranenc connaissent Alban Ochando, notre « petit prince », comme l’ont surnommé affectueusement ses camarades d’Ovalie. Ses crochets déroutants, sa vitesse et sa vista ont mis dans le vent plusieurs défenses qui lui ont souvent vu le dessous des crampons quand il filait à l’essai, tant à quinze qu’à treize. Et il n’a jamais abandonné son cher rugby, puisqu’il a continué à éduquer et à entraîner quand les jambes se sont faites un peu plus lourdes et que l’âge des cadrages-débord était révolu.

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Et Alban a plus d’une corde à son arc.  Après s’être courageusement lancé dans la création d’une entreprise il y a déjà douze ans, d’abord comme électricien industriel, il s’est vite orienté vers  la maintenance, la réparation et même la fabrication dans le domaine viti-vinicole et a étendu son champ de compétence, puisqu’il travaille maintenant aussi, entre autres, pour les services d’incendie du conseil général.

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Alban s’est petit à petit agrandi, a embauché, et il a d’abord cherché à s’entourer d’amis et d’espiranencs : ainsi, sur 8 employés, 5 sont du village.

L’entreprise grandissant, Alban transforme l’essai : il a dû quitté ses locaux de la route de Bayonne devenus trop exigus pour rejoindre l’espace « Entreprises Méditerranée » et aménager  dans de grands, spacieux et fonctionnels locaux flambant neufs, où il a récemment reçu tous ses partenaires et amis pour une inauguration bon enfant à l’image du bonhomme.

Après le mot de la présidente du conseil général, Alban a pris brièvement la parole pour lire – il l’a bien précisé- un bref discours. Dans ses remerciements, il n’a oublié personne, ses parents, ses amis, le conseil général, les communes de Rivesaltes et d’Espira. Mais il a eu un mot particulier chargé d’humour et d’émotion, pour son club de toujours, l’ESC-BAC-ASP et pour le rugby, à qui il a dit devoir beaucoup. Et il finit sur un appel malicieux aux entrepreneurs présents pour aider son club à mieux vivre.

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Et l’inauguration, une fois le ruban coupé, s’est continuée autour d’une bonne table où l’on pouvait trouver les produits de la terre et de la vigne, sans ou avec bulles,  apportés dans la grande halle par les amis d’Alban investis eux-mêmes dans  cette activité vigneronne si enracinée dans ce terroir, malgré la déprise continue. Ce jour-là, le travail a pu attendre.

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