25/08/2013

En 2 CV, par monts, par vaux et par canaux

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On peut tout faire (ou presque) avec une « deux chevaux ».Ce véhicule mythique, qui a enchanté la jeunesse et accompagné les pérégrinations de plusieurs générations, fait l’objet d’un véritable culte. Et certains, amoureux de ce bel objet incongru, bricoleurs dans l’âme et dans les mains, et passionnés de tout ce qui touche à la mécanique de surcroît, trouvent avec elle de quoi assouvir leurs passions. Tout le monde connaît, du côté de la route de Cases de Pène, l’Atelier d’Amédée, havre des voitures de tous âges et de tous pays. Celui-ci a eu l’occasion d’accueillir, il n’y a guère, une « deudeuche » amphibie ! En effet, le maître des lieux, Amédée Lictevout, mécanicien automobile au village, a un père, qui s’appelle aussi Amédée, et qui a, comme son fils, et avant son fils, à la fois le virus et le génie de la mécanique.

Et  Amédée père, dans son Nord lointain s’est mis en tête, pendant ses loisirs,  de faire de sa deudeuche le véhicule de leurs envies et de leurs désirs de voyager, à son épouse et à lui-même. C’est ainsi qu’il a transformé – et cela ne date pas d’hier puisqu’il a commencé la métamorphose en 1978 !- sa bonne vieille 2 CV en un engin amphibie, pour remonter les nombreux canaux qui sillonnent la France. Ils ont ainsi fait le Tour d France en 2005, des canaux de la Somme aux canaux du Midi. Cette année, avec un couple d’amis, ils ont récidivé, et se sont contentés d’un périple plus cout, avec la remontée du légendaire canal du Midi, d’Agde à Castelnaudary. Et ils ont fait halte, avec leur 2CV montée sur flotteurs, chez Amédée fils, le temps d’une soirée en famille, à évoquer le Nord natal et à parler jusqu’à plus d’heures des plaisirs et des arcanes de la mécanique qui n’a plus guère de secrets pour les deux Amédée. Reste un défi, plus difficile : transformer la deudeuche en engin volant, pour survoler la France, par exemple, ou découvrir les Pyrénées et ses « encantadas » d’en haut !

23/08/2013

Premières vendanges au Ferriol

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Ils ne sont pas les premiers, mais ils ne sont pas loin, puisque, juste après le domaine de Rombeau,  ils sont les deuxièmes en Catalogne Nord à vendanger : Isabelle et Jean-Luc Chossart ont commencé ce mardi 20 août les vendanges dans leur domaine Jolly Ferriol, entre Espira et Cases de Pène, au pied de la Tour del Far qui semble protéger le domaine. Et s’ils n’ont pas commencé lundi, c’est parce qu’il y avait ce qu’Isabelle appelle un « nœud lunaire » et que cela aurait pu contrarier le raisin : on est comme ça au domaine Jolly Ferriol, à l’écoute des rythmes et des respirations de la nature et des saisons.

Depuis qu’ils ont pris possession du domaine pour y créer un vin naturel, c'est-à-dire un vin « biologique », sans traitements chimiques, c’est déjà la septième vendange d’Isabelle et Jean-Luc. Celle-ci a commencé dans une vigne touchant au mas séculaire, et ils ont ramassé, avec une « colla » d’habitués venue d’Espira et des villages voisins,  du muscat petit grain pesant, comme on le dit dans les vignes, entre 11 degrés et 11 degrés 5, avec lequel Jean-Luc fera l’une de ses spécialités, le « pet nat », ce vin blanc pétillant que la balade du vacancier a présenté au mois de juillet, dont ils commercialisent quelque chose comme 5000 bouteilles par an..

Ici, on chercherait en vain une machine à vendanger, puisque tout se fait encore selon les techniques ancestrales et que le raisin se ramasse à la main et se met précautionneusement dans des caissettes que l’on transporte délicatement à la cave proche. Et comme le terroir, où dominent les marnes schisteuses, est aussi un terroir où s’illustra naguère le « jaumet », ce beau raisin de table hélas supplanté par des grappes venues d’ailleurs, on choisit et on trie aussi le raisin que l’on cueille et on laisse de côté impitoyablement une grappe qui n’est pas absolument saine.

Le raisin ainsi cueilli est déposé en chambre froide pendant  24 heures à 6 degrés avant d’être porté au pressoir, puis mis en cuve avant d’être embouteillé. Et là, c’est l’affaire de Jean-Luc, qui vinifie « naturellement » : comme ils aiment le dire, leur vin, c’est en fait du raisin fermenté, dont ils feront environ 16 cuvées de 2000 bouteilles chacune, si l’on excepte leur rancio qu’ils ne produisent qu’à raison de 300 bouteilles par an.

Ce souci du naturel et de l’authentique, qu’on retrouve dans l’environnement et l’agencement du domaine a conduit aussi Isabelle et Jean-Luc à rejoindre l’association des vins s.a.i.n.s. , avec un point entre chaque lettre, puisque cela veut signifier «  vins sans ajout d’intrants ni sulfite ».

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Naguère, un publicitaire de chez nous avait inventé la « halte Rivesaltes » : Isabelle et Jean-Luc dont le domaine court sur deux dizaines d’hectares bord de l’Agly et le long de la route de Bayonne, entre Espira et Cases de Pène, inventent , eux, la halte au Ferriol, et on n’est pas loin de croire, au vu des visiteurs qui font la halte, qu’elle devient un passage obligé pour les voyageurs qui empruntent l’ancienne route nationale qui traverse l’isthme pyrénéen de Perpignan à Bayonne. Et les amateurs de cartes postales y trouveront leur compte, avec ce mas fortifié entre montagne, vignes et fleuve, même si les vendangeurs, eux, entre la chaleur du soleil et lancinantes douleurs de reins inévitables après quelques heures de cueillette, n’ont pas toujours le cœur à poser comme des santons de Provence.

Les premiers coups de sécateurs sont donnés, à Rivesaltes et à Espira, les autres vont suivre, il ne reste plus qu’à attendre et à espérer pour tous ces vignerons le beau temps pour pouvoir rentrer leur récolte et nous permettre de bientôt déguster ces nectars accompagnant les plats d’ici, de l’ollada au bras de Vénus en passant par l’escalivada ou la cargolade.

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22/08/2013

Pari réussi pour les dégourdis

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Ce n’était pas évident de réussir leur vide-greniers, à cause du temps, des vacances et de toutes ces choses qui attirent les gens sur les plages, à la montagne, ou sur les sentiers, en plein été catalan. Et ils ont été inquiets jusqu’à l’aube de ce dimanche, les Ass’xurits. Et finalement, leur pari a été réussi, et tant les exposants que les chalands ont été nombreux sur l’esplanade et le long du mail de l’espace Jean Teulière pour le vide-greniers de ces jeunes « dégourdis » qui multiplient les initiatives pour leur village et montrent qu’on peut être jeune, entreprenant, de bonne volonté et qu’on sait mettre le cœur à l’ouvrage. En outre, ils ont tenu table ouverte de l’aube au crépuscule et ont pu tailler le bout de gras, au propre comme au figuré – puisqu’ils ont servi roustes, saucisses et merguez tout au long de la journée- avec les passants, les amis et les curieux qui se sont pressés autour de leur comptoir installé au front de la salle Joan Cayrol.

Et quand tout a été rangé, ils ont déjà commencé à penser à leur prochaine manifestation.

21/08/2013

On s'aère avec la gym

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En été, c’est connu, on met les doigts en éventail, on s’allonge sur le dos ou sur le ventre, et cela constitue pour beaucoup toute la gymnastique volontaire. Mais à Espira, les adhérentes de l’association de la gymnastique volontaire, avant d’adopter cette pose – et cette pause- estivale ont tenu leur assemblée générale ?

De nombreuses adhérentes ont assisté à ce qui est toujours un grand moment pour une association, et le bureau s’en est vivement réjoui.

En raison de l’augmentation sensible des effectifs, la situation financière – qui repose en grande partie sur les adhésions- laisse entrevoir de belles perspectives pour un avenir proche.

A l’issue d’une assemblée rondement menée, où on a écouté et approuvé rapports moral et financier avant de reconduire le bureau, les gymnastes et leurs époux et compagnons se sont rapprochés d’un copieux apéritif avant de s’attabler devant une belle grillade catalane qui a conduit tous ces athlètes au milieu de la nuit.

Et le rendez-vous est pris pour les premiers étirements à la rentrée, presqu’en même temps que l’arrivée de l’automne.

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20/08/2013

Les dernières passes de l'école de rugby

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Avant de troquer le ballon ovale pour le ballon de plage ( quoique le rugby se pratique aussi à la  plage, avec le fameux rugby de plage initié par la Fédération française de rugby), les jeunes adeptes de l’école de rugby de l’ESC-BAC-ASP se sont rendus aux  derniers tournois à l’invitation de leurs amis de l’Entente de la Têt et de ceux de l’AS Bages-Villeneuve pour les  ultimes rencontres avant les vacances rugbystiques .

Le comportement d’ensemble a été irréprochable et remarquable, avec, chez les riverains de la Têt,  une troisième place au classement général pour l’école des Avens et la victoire pour les poussins, qui ont écumé tous les stades au cours de cette saison, et n’ont perdu qu’en finale à Bages contre un club de Pro D2, Carcassonne, tandis que les Babys enlevaient leur tournoi. Est-ce que cela augure d’un avenir glorieux pour la non moins glorieuse entente de l’ESC B  AC ASP ? Après tout, nombre de ses champions de France, en 1981, 1990 et 2010 avaient fait leurs premiers pas et leurs premières passes avec les éducateurs de l’école de rugby, que ce soit sur la pelouse du Temple ou sur celle du stade Serge Torreilles : c’es tout ce que les dirigeants du club, dont la plupart ont fait le cursus complet au sein de l’entente souhaitent.

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19/08/2013

A Espira, la vallée de l'Agly se mobilise pour son avenir

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Association regroupant 35 communes, le Pays de la Vallée de l’Agly avait été retenu en 2008, par l’Etat et la Région Languedoc Roussillon pour gérer des crédits sur la programmation 2007-2013 du programme européen LEADER. Une enveloppe de 1,2 millions d’euros a ainsi été attribuée pour permettre, sur cette période, de cofinancer des projets et actions favorisant l’attractivité du territoire de l’Agly par le développement de nombreux services à la population.

 

Arrivant aujourd’hui à son terme, cette première expérience présente un bilan plus que positif. En effet, 42 projets ont vu ou verront prochainement le jour grâce à cette enveloppe financière avec, d'ores et déjà, la mise en place d'espaces publics numériques mobiles, l'aménagement ou la création de lieux d'accueil pour les enfants, la création d'un cabinet médical, d'une maison de services publics ou bien encore d'un « multiple rural »...

 

Aujourd’hui, à l’heure où la nouvelle génération 2014-2020 des programmes est en train d’être négociée par les instances européennes, l’ensemble des élus et des acteurs de l’Agly sont appelés à se mobiliser et à engager une réflexion partagée pour préparer au mieux le devenir de notre vallée.

Ainsi, à l’invitation de Pierre ESTEVE, président de l’APVA, Association du Pays de la Vallée de l’Agly, une soixante d’élus, de partenaires institutionnels et d’acteurs du territoire ont été accueillis par Gérard BILE, maire d’Espira de l’Agly, à l’occasion d’une réunion d’information, tout récemment.

A cette occasion, Claire SARDA-VERGES, directrice de l’Agence de Développement Rural Europe et Territoires et animatrice du « Réseau Rural Régional Languedoc Roussillon », est venue informer la vallée de l’Agly sur les perspectives de la nouvelle politique européenne.

 

Dans la continuité de cette première réunion, l’ensemble des élus et acteurs seront conviés, dès ces prochains mois, à poursuivre la réflexion engagée et définir ensemble la future stratégie tenant compte des besoins et des enjeux du territoire.

Cette réflexion doit permettre à l’Association du Pays de la Vallée de l’Agly de répondre à l’appel à candidature 2014-2020 afin d’espérer bénéficier d’une nouvelle enveloppe financière pour développer de nouveaux projets répondant aux besoins de ses habitants.

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’APVA et la vallée de l’Agly, ils se connectent au site Internet de l’association : www.valleedelagly.fr

18/08/2013

Le village, c'est aussi un quartier

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On retrouve un peu, désormais, dans les villages, les quartiers à l’ancienne. Et pour mieux créer l’identité des quartiers et rapprocher ses résidants, rien ne vaut, comme on le disait naguère, un bon « rapachou ». C’est ainsi que les riverains du quartier du Village, le bien nommé, au bord du fleuve, et  à l’abri tutélaire du clocher de l’église Sainte Marie, se sont rassemblés, par une belle soirée d’été enfin bien installé en Catalogne, autour de tréteaux qu’ils se sont chargés de couvrir de bonnes choses et des rafraîchissements qui vont avec.

Et si l’appétit vient en mangeant, la convivialité et la bonne entente qui ont présidé tout au log de la soirée, en présence des élus de la commune, Monique Dauré, André Goizé et Nicole Saubebelle, qui avaient répondu à l’invitation des riverains, accompagnent en permanence la vie des voisins. Par ces temps incertains, ce n’est pas une petite chose.