01/10/2013

Bus stop

bus.jpg

On n’y rencontrera pas Marylin, dansant sur le bitume en attendant le bus, mais on pourra en rêver en faisant le court déplacement : en effet, l’arrêt des autobus du conseil général ( le bus à 1 euro) desservant la vallée de l’Agly, en bordure de la route de Bayonne, jouxtant l’ancienne coopérative vinicole des Chais de sainte Estelle, est provisoirement supprimé pour des raisons exclusives de sécurité, à cause des travaux en cours à cet emplacement.

Les services du conseil général sont en train d’étudier les possibilités d’installation d’un arrêt sécurisé, qui se situerait un peu plus loin, au rond-point du Casot, route de Bayonne, à proximité du stade des « Portes de l’Agly ».

Lorsque cette mesure aura été adoptée et que la décision aura été prise dans un délai approximatif de deux mois, un nouveau communiqué de la mairie confirmera ce nouvel arrêt.

En attendant, où que soit situé le « bus stop », on montera dans l’autocar pour profiter du  doux plaisir de la conversation entre villageois allant à la ville, se racontant « La montée au ciel » en autobus, de Buñuel, ou s’effrayant délicieusement à moindre frais en se remémorant « Les naufragés de l’autocar » de Steinbeck.

28/09/2013

Il n'y a pas d'âge pour les vendanges

 

001.JPG

A l’école maternelle privée du sacré Cœur, il fait partie du projet pédagogique d’apprendre aux enfants la connaissance de  la terre, de l’environnement, de ses ressources et de son respect. C’est ainsi qu’a été renouvelée l’opération « vendanges », pour les élèves de la moyenne section, conduits par leur professeur Marjorie Lepetit.

 

002.JPG

 

Ainsi, accompagnés de quelques mamans et de quelques mamies, ils viennent de se rendre dans une vigne proche, appartenant à Pierre Cuillé, qui est depuis des années l’un des piliers de l’APEL. Là, munis des ciseaux nécessaires et après avoir reçu toutes les consignes d’usage, en particulier de prudence dans le maniement des outils, ils ont vendangé quelques grappes qui feront plus tard un excellent nectar.

 

003.JPG

 

Les grappes étaient bien sûr à leur portée, et ils n’ont pas résisté à la tentation de la gourmandise : ils ont autant dégusté que cueilli, puis sont rentrées, ravis mais fourbus, à l’école. Ils auront ainsi fait l’apprentissage d’une tâche joyeuse qui faisait le quotidien en automne  de leurs parents, et plus encore de  leurs grands parents, mais, qui à l’heure des machines, est en voie de disparation et devient presque historique : c’est une raison supplémentaire pour en maintenir vivace la tradition.

 

004.JPG

005.JPG

008.JPG

 

23/09/2013

Au caté aussi, c'est la reprise

       

caté.jpg

      Pour les jeunes paroissiens aussi, c’est la rentrée, avec un petit décalage par rapport à la rentrée scolaire.

En effet, on va pouvoir s’inscrire pour le catéchisme le mercredi 25 septembre, entre 9 heures 30 et midi, au presbytère sis rue Ernest Renan, grand philosophe républicain qui, on le sait, ça ne s’invente pas, a écrit une « Vie de Jésus ».

Les séances de catéchèse, quant à elles,  reprendront le mardi 2 octobre, à 17 heures 15, après l’école, au même endroit.

Les catéchistes sont à la disposition de tous, familles et enfants, pour des informations plus précises et se font déjà une joie de retrouver leurs catéchumènes, anciens et nouveaux.

11/09/2013

Encore une rentrée, une!

002.JPG

Entre lundi 2 septembre et mardi 3, toutes les écoles du village ont rouvert leurs portes. L’école privée du Sacré Cœur a commencé avec un peu d’avance, lundi après-midi, et les école publiques des Lauriers Roses et Jean Alio ont attendu le matin de mardi pour en faire de même, tandis que le collège avait opté comme toujours pour une entrée échelonnée.

espira,espiranencs,rentrée,école du sacré coeur,écoles publiques,école jean alio,école des lauriers roses

C’était donc l’affluence tant rue du 4 septembre que rue André Vergés, ou parents, enfants, grands-parents, cartables, fournitures et équipes éducatives au grand complet se pressaient.

espira,espiranencs,rentrée,école du sacré coeur,écoles publiques,école jean alio,école des lauriers roses

Et ce n’est pas moins de 500 élèves qui ont retrouvé le chemin des écoliers, 200 au sacré Cœur, avec 9 classes et 12 professeurs, presque 200 à Jean Alio pour 8 classes et 8 professeurs, et enfin un peu plus de 100 à la maternelle des Lauriers Roses, avec 4 classes, et une seule petite ombre au tableau, la suppression d’une classe de maternelle.

espira,espiranencs,rentrée,école du sacré coeur,écoles publiques,école jean alio,école des lauriers roses

Mais tous les enfants du village ont pu être accueillis dans les meilleures conditions, et s’il y avait bien encore quelques pleurs et quelques larmes, ils ont vite été ravalés et tout le monde a retrouvé l’entrain des cours de récréation et le studieux des salles de classe.

espira,espiranencs,rentrée,école du sacré coeur,écoles publiques,école jean alio,école des lauriers roses

espira,espiranencs,rentrée,école du sacré coeur,écoles publiques,école jean alio,école des lauriers roses

26/08/2013

Des employées diplômées

 

remise diplomes asem 4-13.JPG

Dernièrement, une petite cérémonie républicaine a eu lieu à l’hôtel de ville. Le maire, Gérard Bile, entouré de plusieurs de ses conseillers municipaux, a eu le plaisir de remettre à plusieurs agents communaux le certificat de citoyen de sécurité civile, qui récompense une formation visant à qualifier ces agents communaux dans l’accompagnement éducatif des jeunes enfants. Elles étaient donc huit, ASEM et agents en charge de l’accompagnement périscolaire, à recevoir cette distinction : il s’agissait en l’occurrence de Lucie Abelanet, Isabelle Bakari, Coralie Croixer, Muriel Duflot, Emilie Goizé, Anne-Marie Hernandez, Sylvie Maury et Nathalie Riez.

La formation qu’elles ont reçue a été dispensée par le lieutenant Gilbert  Rubègue, de la commission secourisme des sapeurs pompiers des Pyrénées Orientales.

Au moment de remettre les diplômes aux  jeunes femmes qui avaient suivi cette formation, le lieutenant Rubègue tenait à souligner qu’Espira était la première commune a avoir répondu favorablement à la proposition de sapeurs pompiers d’organiser cette formation.

Celle-ci, qui a duré une journée, et qui s’est donc adressé aux employées communales affectées aux tâches scolaires et périscolaires, a proposé aux stagiaires une formation à l’encadrement des jeunes enfants et aux premiers secours à dispenser en cas d’urgence.

Le maire, après le lieutenant des pompiers, a pris la parole pour féliciter les récipiendaires et leur assurer que l’effort de formation qu’elles avaient fait et leur investissement constituaient un atout supplémentaire pour leur cursus professionnel et augmentaient encore leurs compétences professionnelles. Il ajoutait que cette formation et ce diplôme valorisaient leurs acquis et  leur expérience et facilitaient  davantage encore une meilleure intégration à la vie sociale et communale.

L’une des diplômées se faisait alors la porte-parole de ses collègues pour remercier à la fois le maire et son conseil municipal ainsi que les pompiers pour cette formation qu’elles avaient appréciée et qui s’était déroulée dans une excellente ambiance et assurer qu’elles étaient demandeuses d’autres stages et d’autres formations de cette qualité.

Et comme il fallait continuer dans cette même ambiance, c’est autour du verre de l’amitié et de quelques gourmandises que la cérémonie s’est poursuivie de façon moins solennelle sous la forme d’une chaleureuse réunion entre amis.

25/08/2013

En 2 CV, par monts, par vaux et par canaux

Amédée deuch.JPG

On peut tout faire (ou presque) avec une « deux chevaux ».Ce véhicule mythique, qui a enchanté la jeunesse et accompagné les pérégrinations de plusieurs générations, fait l’objet d’un véritable culte. Et certains, amoureux de ce bel objet incongru, bricoleurs dans l’âme et dans les mains, et passionnés de tout ce qui touche à la mécanique de surcroît, trouvent avec elle de quoi assouvir leurs passions. Tout le monde connaît, du côté de la route de Cases de Pène, l’Atelier d’Amédée, havre des voitures de tous âges et de tous pays. Celui-ci a eu l’occasion d’accueillir, il n’y a guère, une « deudeuche » amphibie ! En effet, le maître des lieux, Amédée Lictevout, mécanicien automobile au village, a un père, qui s’appelle aussi Amédée, et qui a, comme son fils, et avant son fils, à la fois le virus et le génie de la mécanique.

Et  Amédée père, dans son Nord lointain s’est mis en tête, pendant ses loisirs,  de faire de sa deudeuche le véhicule de leurs envies et de leurs désirs de voyager, à son épouse et à lui-même. C’est ainsi qu’il a transformé – et cela ne date pas d’hier puisqu’il a commencé la métamorphose en 1978 !- sa bonne vieille 2 CV en un engin amphibie, pour remonter les nombreux canaux qui sillonnent la France. Ils ont ainsi fait le Tour d France en 2005, des canaux de la Somme aux canaux du Midi. Cette année, avec un couple d’amis, ils ont récidivé, et se sont contentés d’un périple plus cout, avec la remontée du légendaire canal du Midi, d’Agde à Castelnaudary. Et ils ont fait halte, avec leur 2CV montée sur flotteurs, chez Amédée fils, le temps d’une soirée en famille, à évoquer le Nord natal et à parler jusqu’à plus d’heures des plaisirs et des arcanes de la mécanique qui n’a plus guère de secrets pour les deux Amédée. Reste un défi, plus difficile : transformer la deudeuche en engin volant, pour survoler la France, par exemple, ou découvrir les Pyrénées et ses « encantadas » d’en haut !

23/08/2013

Premières vendanges au Ferriol

vendanges Ferriol 20-8-13 (1).jpg

Ils ne sont pas les premiers, mais ils ne sont pas loin, puisque, juste après le domaine de Rombeau,  ils sont les deuxièmes en Catalogne Nord à vendanger : Isabelle et Jean-Luc Chossart ont commencé ce mardi 20 août les vendanges dans leur domaine Jolly Ferriol, entre Espira et Cases de Pène, au pied de la Tour del Far qui semble protéger le domaine. Et s’ils n’ont pas commencé lundi, c’est parce qu’il y avait ce qu’Isabelle appelle un « nœud lunaire » et que cela aurait pu contrarier le raisin : on est comme ça au domaine Jolly Ferriol, à l’écoute des rythmes et des respirations de la nature et des saisons.

Depuis qu’ils ont pris possession du domaine pour y créer un vin naturel, c'est-à-dire un vin « biologique », sans traitements chimiques, c’est déjà la septième vendange d’Isabelle et Jean-Luc. Celle-ci a commencé dans une vigne touchant au mas séculaire, et ils ont ramassé, avec une « colla » d’habitués venue d’Espira et des villages voisins,  du muscat petit grain pesant, comme on le dit dans les vignes, entre 11 degrés et 11 degrés 5, avec lequel Jean-Luc fera l’une de ses spécialités, le « pet nat », ce vin blanc pétillant que la balade du vacancier a présenté au mois de juillet, dont ils commercialisent quelque chose comme 5000 bouteilles par an..

Ici, on chercherait en vain une machine à vendanger, puisque tout se fait encore selon les techniques ancestrales et que le raisin se ramasse à la main et se met précautionneusement dans des caissettes que l’on transporte délicatement à la cave proche. Et comme le terroir, où dominent les marnes schisteuses, est aussi un terroir où s’illustra naguère le « jaumet », ce beau raisin de table hélas supplanté par des grappes venues d’ailleurs, on choisit et on trie aussi le raisin que l’on cueille et on laisse de côté impitoyablement une grappe qui n’est pas absolument saine.

Le raisin ainsi cueilli est déposé en chambre froide pendant  24 heures à 6 degrés avant d’être porté au pressoir, puis mis en cuve avant d’être embouteillé. Et là, c’est l’affaire de Jean-Luc, qui vinifie « naturellement » : comme ils aiment le dire, leur vin, c’est en fait du raisin fermenté, dont ils feront environ 16 cuvées de 2000 bouteilles chacune, si l’on excepte leur rancio qu’ils ne produisent qu’à raison de 300 bouteilles par an.

Ce souci du naturel et de l’authentique, qu’on retrouve dans l’environnement et l’agencement du domaine a conduit aussi Isabelle et Jean-Luc à rejoindre l’association des vins s.a.i.n.s. , avec un point entre chaque lettre, puisque cela veut signifier «  vins sans ajout d’intrants ni sulfite ».

vendanges Ferriol 20-8-13 (2).jpg

Naguère, un publicitaire de chez nous avait inventé la « halte Rivesaltes » : Isabelle et Jean-Luc dont le domaine court sur deux dizaines d’hectares bord de l’Agly et le long de la route de Bayonne, entre Espira et Cases de Pène, inventent , eux, la halte au Ferriol, et on n’est pas loin de croire, au vu des visiteurs qui font la halte, qu’elle devient un passage obligé pour les voyageurs qui empruntent l’ancienne route nationale qui traverse l’isthme pyrénéen de Perpignan à Bayonne. Et les amateurs de cartes postales y trouveront leur compte, avec ce mas fortifié entre montagne, vignes et fleuve, même si les vendangeurs, eux, entre la chaleur du soleil et lancinantes douleurs de reins inévitables après quelques heures de cueillette, n’ont pas toujours le cœur à poser comme des santons de Provence.

Les premiers coups de sécateurs sont donnés, à Rivesaltes et à Espira, les autres vont suivre, il ne reste plus qu’à attendre et à espérer pour tous ces vignerons le beau temps pour pouvoir rentrer leur récolte et nous permettre de bientôt déguster ces nectars accompagnant les plats d’ici, de l’ollada au bras de Vénus en passant par l’escalivada ou la cargolade.

vendanges Ferriol 20-8-13 (4).jpg