20/07/2013

Voici venu le temps des assemblées

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C’est un peu comme les giboulées de printemps, sauf que ça arrive souvent au début de l’été : c’est le temps des assemblées générales des associations du village.

Pour le rugby, c’est un cas un peu particulier: les trois associations qui le composent, l’ESC, le BAC et l’ASP, font leur petite assemblée l’un après l’autre, à la maison du rugby construite en bordure du « Temple », avant la grande assemblée de la plus ancienne et plus solide entente du rugby catalan.

Et c’est les espiranencs qui ont ouvert le bal, en présence de Monique Dauré, adjointe aux sports, ont réservé rapports, commentaires, débats  et récompenses à la grande assemblée générale et se sont contentés de reconduire le bureau espiranenc pour la saison à venir, avec le toujours jeune et sémillant Lionel Capa comme président.

Certes, il y a quelques aléas et quelques vicissitudes, mais c’est dans l’air du temps, et le rugby étant un sport viril mais correct, il en est donc de même dans ses assemblées générales où si tout ne finit pas par des chansons, tout ne finit pas non plus par des marrons !

08/06/2013

Jeunes sardanistes à l'école

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La sardane, cette ronde sacrée des catalans, se danse dès que trois catalans sont réunis. Toutes les occasions sont bonnes, et tous les lieux choisis pour l’apprendre et la danser. Ainsi, à l’école privée du Sacré Cœur, sous l’impulsion de quelques professeurs, et sur le mode du volontariat, quelques élèves se sont retrouvés régulièrement pour apprendre la danse nationale, sous la conduite éclairée de trois sardanistes émérites, l’espiranenc Paul Massé et M. et Mme Textoris, les parents de Marjorie Lepetit, l’une de professeurs de l’école participant à l’aventure, avec une de ses collègues, Christine Baco.

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Les jeunes dansaïres, assidus et motivés, se sont retrouvés avec d’autres collas, une vingtaine en tout, dont plusieurs venant de catalogne-Sud, pour la 17ème trobada infantil qui vient de se tenir à Bompas.

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Ils ont alors bravement et brillamment tenu leur place dans la grande ronde et dansé avec beaucoup de sérieux et de savoir-faire, sur la musique de la cobla des Albères.

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Le temps s’était aussi mis de la partie, et l’assistance nombreuse a été enchantée par les sardanes qui se sont succédées, jusqu’à la grande ronde finale qui a réuni toutes les collas, tous les danseurs, et leurs formateurs.

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Après l’effort, est venu le temps des récompenses, puisque les jeunes espiranencs, à l’instar de leurs collègues  « dansaïres » d’un jour, ont reçu une médaille attestant de leur participation à la grande fête catalane, puis se sont retrouvés sous les arbres pour partager, avec leurs professeurs, leurs formateurs et leurs parents un goûter bienvenu, avant de remonter la vallée de l’Agly pour revenir à Espira, où ils pourront prêcher  la bonne nouvelle et entraîner d’autres adeptes dans la ronde.

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Qui pourrait dire après un tel rassemblement d’une jeunesse appliquée, volontaire et enthousiaste  qu’il ne s’agit que d’un folklore désuet ?

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18/01/2013

Un duo à l'espace muséal

Après les photographies américaines de Guy-François Banyuls, on revient aux fondamentaux à l’espace muséal avec le retour de la peinture.

En effet, du lundi 14 janvier au vendredi 1er février (et plus, si affinités comme le dit la formule), Marie-Rose Tourné et Gilles Piccolo unissent leurs talents pour présenter une exposition commune.

La première s’adonne à l’art pictural depuis son enfance. Elle assure même être née avec pinceaux et crayons dans les mains. Ses influences affirmées sont nombreuses et éclectiques, avec une préférence peut-être pour Renoir, Picasso et Dalí, et on a de plus mauvais maîtres.

Elle va avec aisance de l’huile au pastel, en passant par l’aquarelle ou la sanguine, et son inspiration la porte des maternités aux sardanes en passant  par l’exaltation du corps dans des nus pleins de vitalité et de sensualité.

Gilles Piccolo, que les espiranencs connaissent bien, puisqu’il a exercé au village comme professeur des écoles, s’est mis plus tardivement au dessin et à la peinture, s’y est essayé humblement puis a voulu partager cette expérience avec ses élèves, qui ont ainsi pu exposer leurs travaux dans plusieurs villages du Roussillon.

Sa peinture, essentiellement en acrylique, se ressent de son goût pour Picasso, l’incontournable, mais aussi pour le catalan Joan Miro, ou le moins connu et tout aussi envoûtant artiste autrichien Friedensreich Hundertwasser, génie protée dont il s’inspire dans sa diversité et son originalité, et essaie de transmettre des messages cryptés que la contemplation et l’étude permettent de déchiffrer.

C’est toute cette riche palette que l’on découvrira lors du vernissage de l’exposition, qui aura lieu ce vendredi 18 janvier, à 18 heures, à l’espace muséal.

L’expo, elle, se visite aux jours et heures d’ouverture de l’hôtel de ville, du lundi au vendredi, de 9 heures à midi et de 14 heures à 18 heures.

13/01/2013

Un champion dans l'histoire du village

 

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A l’heure du Top 14, de la mondialisation de l’Ovalie et des événements qui scandent et changent la vie du club fanion de la Catalogne-Nord, l’USAP, un espiranenc, Pierre Cuillé, adjoint au maire, a retrouvé, dans l’histoire du rugby catalan, un épisode glorieux dont son grand-père a été l’un des acteurs.

En effet, Augustin Cuillé, le grand-père de Pierre, officiait au poste de pilier à l’ASP, l’association sportive perpignanaise, l’une des ancêtres de l’USAP actuelle, et a été, avec son club, champion de France en 1911, il y a donc juste un siècle, en l’emportant contre Dôle, au stade de Colombes.

 La carrière d’Augustin aurait pu se prolonger encore brillamment, mais en 1914, alors que d’autres jeunes français allaient quitter le maillot azur, les chaussettes sang et or et les crampons pour aller mourir dans les tranchées pour le drapeau tricolore, lui est mort sur le pré, victime d’un mauvais coup dans un rugby qui était beaucoup plus violent et beaucoup moins codifié et assuré qu’il n’est aujourd’hui.

Au moment où l’USAP fête son centenaire, c’est une façon pour Espira, village de rugby, où est née en 1968 la plus ancienne et la plus solide entente du pays catalan, de célébrer à son tour cet anniversaire et de rendre hommage à l’USAP, où se sont illustrés d’autres espiranencs, à commencer par l’ancien maire Jean Teulière, qui a donné son nom à l’une des plus prestigieuses compétitions organisées par la FFR et réservées aux jeunes, ou encore Roger Furcade, les frères Garau, Tétin Durand, et aussi René Banet et Michel Casteis,  ou encore , plus près de nous, Jean-Philippe Autonès ou Sofian Klouchi, qui, tous, ont fait leurs premiers pas et leurs premières passes sous les couleurs de leur club de village, l’Espira Sporting Club, devenu au fil du temps, l’ESC-BAC-ASP.

( sur la photo, Augustin est le premier debout,à droite)

17/12/2012

Une maison accueillante

 

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L’un des grands moments d’une association, c’est son assemblée générale.

Cet incontournable rendez-vous permet à tous les adhérents de se retrouver, d’entendre le compte-rendu de leurs activités, les bilans et surtout les perspectives et projets qui s’ouvrent à eux.

L’assemblée générale de la Maison des jeunes et de la culture espiranenque n’a pas dérogé à la tradition, et c’est une jeune maison, mais bien solide sur ses fondations et en plein essor qui a accueilli ses adhérents pour son assemblée générale annuelle.

Comme cela va de soi, c’est à la salle des jeunes que s’est tenue cette assemblée générale de la Maison des jeunes et de la culture d’Espira.

Et comme on est jeune, selon Tintin, de 7 à 77 ans, puisque la jeunesse est avant tout un état d’esprit, même si parfois les jambes ont un peu de mal à suivre, tous les âges s’étaient réunis pour ce moment essentiel dans la vie d’une association. Après un rapport moral marqué par l’optimisme présenté par le président Jean-Pierre Labruyère, et le comte rendu d’activités déroulé par Nicolas Alves, l’animateur ô combien disponible et compétent de la MJC, le maire, Gérard Bile, est intervenu pour exprimer sa satisfaction  et dire l’importance de la MJC pour le village, ses actions tous azimuts en direction des personnes de tous âges, et sa forte contribution à la consolidation du lien social dans le village.

Pour répondre au président Labruyère qui avait un peu regretté que les présents ne soient pas plus nombreux, le maire soulignait que c’était le problème récurent de toutes les assemblées générales et que cela n’était guère significatif, puisque ce qui comptait c’était le nombre d’adhérents, la pluriactivité de l’association et la nombreuse participation des citoyens espiranencs aux activités proposées par la MJC. C’est donc essentiellement autour de trois pôles que cette activité se développe, les cours de plongée sous-marine qui rencontrent un succès croissant, les sorties de ski à un coût défiant toute concurrence et enfin les cours d’informatique qui sont tellement appréciés que les locaux en deviennent exigus et les postes en nombre insuffisant. La MJC compte ainsi une soixantaine d’adhérents, qui payent une cotisation annuelle variant de  16 à 30 euros, ce qui est presque dérisoire,  et la commune va l’aider à se développer par la fourniture de matériel neuf et plus efficient, puisque , on le sait bien, l’obsolescence rapide est l’un des maux des objets modernes, et enge particulier du matériel informatique.

Après le temps des bilans est venu celui des projets, qui se développent autour du loisir et de la formation, en particulier avec le renouvellement des sorties « ski » et « plongée », toujours aussi bon marché, le développement des cours d’informatique, des projets concernant l’escalade et le rafting, d’autres visant à proposer l’apprentissage des langues, en particulier l’anglais, même si certains ont pu regretter que le catalan, à l’heure où la Catalogne joue son avenir, ne soit pas encore proposée.

Et comme lors de toute AG, c’est autour d’un buffet artisanal mais appréciable, préparé par le président et son bureau, que s’est continuée cette AG porteuse d’espérance et d’enthousiasme.

05/11/2012

Une signature à l'espace muséal

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Bon sang ne saurait mentir ! Geneviève Barrère-Lhéritier , la sœur de l’écrivain-vigneron bien connu, Henri Lhéritier, à l’œuvre déjà abondante et riche, vient d’écrire et de publier à son tour un bel ouvrage où elle raconte avec art et émotion son enfance en pays catalan.

C’est d’ailleurs le titre du livre, « Une enfance en Pays Catalan », publié aux éditions Talaia, et les espiranencs vont avoir le plaisir et la chance de découvrir cet ouvrage où ils retrouveront leur pays, et même leur village, puisque Geneviève dédicacera son livre le lundi 5 novembre 2012 à partir de 17 heures 30, à l’espace muséal de l’hôtel de ville.

Les espiranencs, et au-delà les riverains de la basse vallée de l’Agly, et tous les amoureux de la belle littérature de terroir,  seront nombreux à se presser pour dévorer des pages où ils se reconnaitront et où il voyageront, grâce à lui, dans des paysages familiers et enchanteurs, sur les bords de l’Agly, dans les vignes et chemins aux alentours du village, autour du Moulin, sur les hauteurs du Crest et encore du côté de la Méditerranée si proche. Et ils repartiront avec une dédicace personnalisée de l’auteur en plus : un petit air d’ «Apostrophes » au village !

31/05/2012

L'école Jean Alio au centre du monde

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L’éveil artistique,  l’exercice du jugement esthétique et la pratique des arts plastiques font aussi partie, même s’ils sont parfois négligés, des apprentissages fondamentaux de l’école. La rencontre de l’œuvre d’art, la visite des expositions, les journées aux musées contribuent fortement à cette éducation artistique.

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Ainsi, tout récemment les classes de CM 1 et CM 2 de  l’école publique Jean Alio, avec leurs professeurs Mmes Guix et Sabineu, se sont rendues à la galerie-musée proche de la gare de Perpignan, qui se nomme avec humour et en hommage à l’immense peintre catalan Salvador Dali  " A 100 mètres du centre du monde".

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Accueilli à bras ouverts par l’équipe de la galerie, le petit groupe d’artistes en herbe a d’abord visité l’exposition de l’artiste invitée , Chema Lopez. Puis les élèves sont passés de la contemplation à l’action, et ont créé eux-mêmes des œuvres inspirées des travaux de l’artiste, au sein de trois ateliers.

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Le premier atelier était consacré au fusain, et chaque participant devait réaliser une forêt dans laquelle il ou elle n’aimerait pas se retrouver le soir.

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Le deuxième atelier s’est construit autour d’une œuvre de l’artiste où  une grand-mère tient une diapositive: il a fallu  alors , avec des pastels blancs sur une feuille noire, dessiner ce que montrait la grand-mère.

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Enfin, dans le troisième atelier, à partir d'une oeuvre où il y avait des répétitions, les élèves se sont attachés à reproduire plusieurs fois un motif en utilisant plusieurs techniques et à l’intégrer dans une production d'art plastique.

Toute l’équipe du musée s’est mise en quatre pour accueillir les enfants et les aider dans leur tâche créative ; ainsi, les élèves ont pu s’ installer sur des bâches et dessiner devant les œuvres de Chema Lopez pour lesquelles ils ont manifesté un grand intérêt, et se sont régalés d’avoir pu travailler avec différentes techniques ( fusain , pastels, gouache, collage) , en utilisant  la notion du contraste blanc/noir.

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L’aide des parents a été précieuse, et l’après-midi a été un après-midi fructueux, à la fois ludique et éducatif, agréable et studieux, et a montré aux enfants que l’art, ses formes et ses couleurs enjolivaient le monde.

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