22/07/2013

Le Bateau-Lavoir au village

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Le Bateau-Lavoir, c’est cet atelier –aujourd’hui on dirait un loft- qu’a occupé Picasso dans sa jeunesse, ouvert à tous les vents de Paris et du génie, et que fréquentaient ses amis peintres, qui ont comme lui franchi les portes de la célébrité, et cet atelier était une sorte de musée vivant, où l’on découvrait des œuvres qui allaient vite devenir inestimables.

Certes, il faut savoir garder mesure et humilité : l’espace muséal d’Espira n’est pas ( pas encore ?) le Bateau-Lavoir, mais l’exposition qu’il vient d’accueillir a montré aux espiranencs que le talent est universel et qu’il peut se dévoiler dans un petit village du sud de la France : l’atelier d’art espiranenc, animé par Aurore Banyuls et présidé par Thérèse Revol, qui toute l’année, à la maison de l’abbaye, s’adonne à la passion infinie de la peinture a exposé les travaux de ses artistes, toiles et tableaux, de toutes les couleurs, sur tous les motifs, selon toutes les techniques.

Et le vernissage final a réuni les amoureux de la forme et de la lumière qui ont découvert ce qui se cache parfois trop : le talent singulier de ceux et de celles qui modestement se considèrent comme des amateurs,, des retraités s’adonnant à la peinture, des artistes du dimanche.

Mais le douanier Rousseau et le facteur Cheval n’en faisaient-ils pas de même ?

07/06/2013

Les artistes espiranencs s'exposent

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Il n’y a pas que du rugby au village, il y a aussi des artistes, des vrais, utilisant  toute la palette des arts de la peinture. Ces artistes se retrouvent au sein de l’association Espi’Arts chaque semaine, à l’abbaye, où le travail s’effectue dans le bonne humeur et l’application
et chaque année, l’association propose une exposition des travaux de ces artistes.

Cette année, leur expo se tiendra  à l’espace muséal de l’hôtel de ville du vendredi 7 juin au vendredi 21 juin, aux heures d’ouverture de la mairie.

Quant au vernissage, auquel tous les Espiranencs sont invités, il a lieu le vendredi 7 juin à 18 heures à l’espace muséal qui débordera de milles couleurs et de mille formes. Puis, après le parcours d’œuvre en œuvre, les artistes pourront converser avec chacun et chacune au long cours d’un apéritif convivial où l’on parlera sûrement d’esthétique et de touts ces petits bruits de la vie qui en font le charme.

08/02/2013

Miniatures et grands formats à l'espace muséal

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L’année a commencé en couleurs et en  lumières à l’espace muséal, et a célébré la diversité.

En effet, deux artistes ont accroché leurs toiles sur les cimaises tout au long du mois de janvier, et ont prolongé jusqu’au début de février. Et chacun a proposé un style très différent, si différents qu’ils en sont devenus complémentaires.

Il y a d’abord Marie-Rose Tourné, l’artiste confirmée, dont la renommée bien établie en Catalogne-Nord a dépassé le Pas de Salses. Elle a exposé en Catalogne-Sud, en Italie, et a obtenu de nombreux prix. Si la variation thématique de ses œuvres est intense, avec fleur, natures mortes, voisinant avec nus ou personnages dans un décor, la précision du trait, le choix des couleurs et la joie lumineuse qui irradie de ses tableaux en font un enchantement.

Il y a ensuite le grand débutant, Gilles Piccolo, autodidacte résolument original, même s’il se réclame entre autres de l’autrichien génial mais méconnu Hundertwassert. Ses compositions , avec une prédilection pour les grands formats, voire les très grands formats, sont chargés de symboles et marient les matériaux pour une sorte d’autobiographie polysémique peinte en plusieurs tableaux, où la lecture et l’étude deviennent aussi importantes que la contemplation.

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Un coup d’essai pour l’un, un coup de maître pour l’autre, une égale qualité dans la diversité, on a pu admirer les deux oeuvres voisines, et converser avec les artistes présents au vernissage, qui a de plus en plus tendance à devenir un contre-vernissage puisqu’il s’est tenu plus près du décrochage des tableaux que de l’accrochage. Mais l’émotion reste la même, et l’enthousiasme des deux artistes , à la fois savants et prolixes, ont enchanté les visiteurs. 

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23/01/2013

Dupetit au Grand Canyon

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Guy-François Banyuls Junior, pour parler comme les américains, puisque tous les espiranencs savent qu’il y a un Guy-François Banyuls senior, n’en est pas, loin de là, à son coup d’essai, et ses expos ont déjà plusieurs fois illuminé les murs de l’espace muséal de l’hôtel de ville.

D’ailleurs, quatre de ses panoramiques, qui représentent Espira aux quatre saisons, ont été acquis par la commune et accueillent désormais les visiteurs qui entrent à l’hôtel de ville.

Aujourd’hui, Guy-François, de retour des « States », nous a offert sa vision de son  voyage en Amérique du Nord, et ses photographies donnent à l’espace muséal un petit air de Monument Valley.

Au cours de ce voyage illustré, on découvre ainsi les grands espace magnifiés par les westerns, des photos aériennes des mégapoles et leurs gratte-ciel, d’étonnants gros plans géologiques et aussi d'impressionnantes vues sur grands tirages du célébrissime Grand Canyon.

Au cours du vernissage, le maire d’Espira, Gérard Bile, ne manqua d’ailleurs pas, malicieusement, d’évoquer  la proximité du petit canyon des terres espiranenques de Guy-François, qui a fait probablement naître en lui l’idée de voir plus grand et de saisir l’immensité à la fois majestueuse et écrasante du Grand Canyon.

Il ajoutait, plus sérieusement, que Guy-François, avec son œil de photographe, son regard aiguisé, ses sens toujours en éveil,  voyait  ce que nous ne voyons pas en regardant pourtant la même chose. Les yeux de l'artiste sont de remarquables explorateurs et l'objectif de son appareil saisit instantanément la fugacité et la beauté d’un paysage souvent mouvant, comme ce livre de grandes images  suscite le rêve  en nous transportant plus particulièrement sur les terres mythiques des légendaires tribus indiennes, comme les Navajos, et dans les territoires épiques et variés de l’Arizona.

Guy-François, qui est désormais un photographe reconnu, continue son œuvre et son parcours, pendant que les photos de son expo sur l’Amérique ont  éclairé jusqu’au début de 2013 les cimaises de l’espace muséal.et quand il aura fait à nouveau provision de nouvelles images, il reviendra, pour réalimenter le rêve, susciter la contemplation  et donner des envies d’évasion.

18/01/2013

Un duo à l'espace muséal

Après les photographies américaines de Guy-François Banyuls, on revient aux fondamentaux à l’espace muséal avec le retour de la peinture.

En effet, du lundi 14 janvier au vendredi 1er février (et plus, si affinités comme le dit la formule), Marie-Rose Tourné et Gilles Piccolo unissent leurs talents pour présenter une exposition commune.

La première s’adonne à l’art pictural depuis son enfance. Elle assure même être née avec pinceaux et crayons dans les mains. Ses influences affirmées sont nombreuses et éclectiques, avec une préférence peut-être pour Renoir, Picasso et Dalí, et on a de plus mauvais maîtres.

Elle va avec aisance de l’huile au pastel, en passant par l’aquarelle ou la sanguine, et son inspiration la porte des maternités aux sardanes en passant  par l’exaltation du corps dans des nus pleins de vitalité et de sensualité.

Gilles Piccolo, que les espiranencs connaissent bien, puisqu’il a exercé au village comme professeur des écoles, s’est mis plus tardivement au dessin et à la peinture, s’y est essayé humblement puis a voulu partager cette expérience avec ses élèves, qui ont ainsi pu exposer leurs travaux dans plusieurs villages du Roussillon.

Sa peinture, essentiellement en acrylique, se ressent de son goût pour Picasso, l’incontournable, mais aussi pour le catalan Joan Miro, ou le moins connu et tout aussi envoûtant artiste autrichien Friedensreich Hundertwasser, génie protée dont il s’inspire dans sa diversité et son originalité, et essaie de transmettre des messages cryptés que la contemplation et l’étude permettent de déchiffrer.

C’est toute cette riche palette que l’on découvrira lors du vernissage de l’exposition, qui aura lieu ce vendredi 18 janvier, à 18 heures, à l’espace muséal.

L’expo, elle, se visite aux jours et heures d’ouverture de l’hôtel de ville, du lundi au vendredi, de 9 heures à midi et de 14 heures à 18 heures.

23/12/2012

Coup de jeune pour le bulletin municipal

 

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Le dernier bulletin municipal d’Espira est consacré à la jeunesse et aux écoles, qui sont depuis longtemps une priorité pour la commune et son conseil municipal.

Dans une mise en page agréable et plaisante, il contient tous les renseignements que l’on souhaite trouver non seulement sur les écoles du village, qu’elles soient publiques ou privées, mais aussi sur les manifestations et les festivités organisées autour de et pour l’enfance, et sur les structures communales en charge de celle-ci.

Présenté par Christiane Monier, adjointe au maire en charge des affaires scolaires, sa parution a été l’occasion d’une manifestation conviviale et sans apprêt au cours de laquelle il a été remis aux enseignants et aux délégués de parents d’élèves en présence du déglué départemental de l’éducation nationale, Jean-Pierre Lopez, pour l’une de ses dernières apparitions publiques, puisqu’il va laisser la place à un espiranenc engagé par ailleurs dans d’autres actions de prévention, Luc Hernandez.

Après cette « pré-remise » aux acteurs de l’école, le bulletin a ensuite été distribué dans les boites aux lettres du village par les conseillers municipaux.

Pour les citoyens qui ne l’auraient pas encore eu, ou qui l’auraient égaré, il est encore temps de courir à l’hôtel de ville en demander un exemplaire, qui rejoindra la collection des bulletins déjà parus pour honorer la bibliothèque de chacun, et s’inscrire modestement mais utilement dans la petite chronique du village.

21/12/2012

La palette de Marie-Elise

 

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Les espiranencs amateurs d’art (ne le sont-ils pas tous ?), qui sont gâtés ces temps-ci, puisque les expos succèdent aux expos, dans leur richesse et leur diversité, ont pu découvrir et apprécier pendant trois semaines le travail de Marie-Elise Bonet, qui est venue de son Pia voisin, trouver l’écrin qui convenait à son travail à l’espace muséal de l’hôtel de ville.

Un grand nombre de toiles à l’huile et au couteau, pleines de couleurs, de lumière, de mouvement, ont proposé aux visiteurs paysages d’ici et d’ailleurs, scènes de la vie quotidienne, mais aussi portraits saisissants de naturel, nus célébrant le corps humain, bouquets efflorescents, démontrant ainsi un talent multiforme à la large palette et à l’inspiration fertile.

Le vernissage (le « contre-vernissage », puisque selon ce qui ressemble à une nouvelle habitude, c’est pour le décrochage de son expo que Marie-Elise avait invité ses amis et les amoureux de la peinture) a rempli l’espace muséal, où les brefs discours ont vite laissé la place à ce qui fait le propre d’une exposition, la contemplation d’une œuvre et la richesse conviviale des échanges.