02/10/2013

Opération sécurisation au village

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La délinquance est sans frontière, et les tranquilles villages campagnards d’antan, devenus maintenant des banlieues proches des grandes villes, y sont désormais confrontés.

Dès lors, les communes et leurs élus, maire en tête, soucieux de la sécurité des personnes et des biens dont ils ont en partie la responsabilité, collaborent de plus ne plus étroitement avec la gendarmerie pour essayer d’enrayer et de circonscrire ce phénomène dommageable, source de conflits, de délitement du lien social et de malaise généralisé, en particulier pour ce qui est de la recrudescence des cambriolages, qui se multiplient et touchent de nombreux citoyens et qui se déroulent impudemment souvent au cœur de l’après-midi, ce qui fait croître de facto le sentiment d’insécurité.

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Ainsi, à Espira, hier, une opération « sécurité », presque une opération « coup de poing », qui en a surpris plus d’un – et c’était l’un des buts recherchés-, s’est déroulée tout l’après-midi, sur réquisition du procureur de la république, qui permet une meilleure capacité d’intervention aux forces de l’ordre.

Préparée dans la plus grande discrétion, elle a mobilisé une douzaine de fonctionnaires de la gendarmerie, gendarmes de la brigade de Rivesaltes et du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) accompagnés d’un maître-chien et du chien Talgo de l’équipe cynophile de Perpignan.

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Ceux-ci se sont positionnés à des points stratégiques du village, les ronds-points sis à l’entrée du village, la proximité des écoles et du collège, d’une part, et ont aussi d’autre part parcouru les rues avec le chien pour procéder à des contrôles inopinés et contribuer à rassurer la population.

L’opération minutieusement préparée sous l’autorité du capitaine Harran a été conduite avec précision, tact et grand savoir-faire par l’adjudant Pichot. Ainsi, en amont de l’opération proprement dite, l’équipe a procédé d’abord, après avoir constaté une aggravation des faits de délinquance dans le village, à une analyse des faits, et, grâce à la réquisition du procureur, mis en place des moyens d’intervention et élaboré des mesures.

De nombreux contrôles ont donc été effectués par les gendarmes, qui ont arrêté de nombreux véhicules, en ciblant en particulier les fourgons et certains véhicules douteux. En outre, des contrôles, avec l’appui du chien Talgo, dressé pour la recherche de traces de produits stupéfiants, ont été opérés aux abords des écoles et surtout du collège, où les adolescents sont particulièrement exposés aux dangers et dégâts de la drogue.

Comme le dit le capitaine Harran, une telle opération, qui a plusieurs objectifs, dont les moindres ne sont pas de rassurer la population et de montrer que la force publique est présente, soucieuse de sa mission de protection  des personnes et des biens, active et efficace, ne se fait pas sans dommages collatéraux. Cela signifie que toutes les infractions constatées ont fait l’objet d’un avertissement, parfois accompagné d’une convocation,  ou d’un procès-verbal.

Ainsi, les gendarmes ont constaté 4 défauts de bouclage de ceinture de sécurité, 1 dépassement de la date du contrôle technique, une plaque d’immatriculation non visible, une attestation d’assurance non valide, et c’est plus précisément auprès des jeunes que sont constatées ces infractions.

Mais il y a aussi la partie souterraine de l’opération, des indices collectés, des pistes tracées, des éléments précieux qui seront analysés et serviront pour des opérations futures, sans compter l’impact très positif auprès de la population qui a manifesté son contentement aux gendarmes.

Car l’opération d’hier ne restera pas sans suite : la gendarmerie réitèrera ce type d’opération avec l’approbation et l’adhésion des citoyens espiranencs qui ont apprécié cette initiative et ont demandé son renouvellement. Satisfaire et rassurer la population, protéger les biens et les personnes, enrayer la délinquance et arrêter les malfaiteurs, c’est la mission permanente de la gendarmerie qui l’accomplit avec fierté, conscience et professionnalisme. Hier, à Espira, elle s’est acquittée de cette mission avec célérité, brio et délicatesse.

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11/07/2013

La tactique du gendarme

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Ce n’est pas un fantasme, ni un retour du refoulé : le sentiment d’insécurité, peut-être nourri par sa surmédiatisation, est prégnant, et les incivilités et les actes de délinquance qui affectent la vie des résidants excèdent la population du village, où elle aspire à trouver la paix et la tranquillité que l’on dit être l’apanage de la vie à la campagne, loin des risques et des déviances de la vie urbaine.

C’est un peu pour rassurer cette population, et pour expliquer le sens de ses missions que la gendarmerie est venue à la rencontre des citoyens espiranencs, au cours d’une réunion qui a trouvé un public nombreux, aussi attentif qu’inquiet, et dont les questions traduisaient parfois l’exaspération face à des faits et actes de délinquance qui semblent se multiplier et pouvoir être accomplis en toute impunité. C’est d’abord à ce ressentiment qu’ont voulu répondre les représentants de la maréchaussée, le lieutenant Harran et l’adjudant-chef Guisset, de la brigade de Rivesaltes. Ils sont venus à la rencontre des citoyens espiranencs à la sale Joan Cayrol, accompagnés du policier municipal, en présence du maire du village et de nombreux élus.

Ils ont essayé de répondre aux questions et ressentiments de citoyens excédés par les incivilités, par une recrudescence des cambriolages, et plus récemment à cause des incessantes ruptures des réseaux numériques et téléphoniques dus, à ce qu’on sait, à des voleurs de câble ( le cuivre, paraît-il, se négocie cher)impénitents, dont le sentiment d’impunité provisoire semble aller de pair avec une morgue qui semble se rire des efforts des forces de l’ordre et de la colère des citoyens. Les gendarmes, ont-ils affirmé avec force, sont constamment sur le terrain et œuvrent sans relâche. Ils avancent, lentement, certes, aux yeux des victimes de cette délinquance, mais avec persévérance, et des progrès réels dans la  résolution des certaines affaires.

Les espiranencs excédés par cette délinquance, qui s’étaient rendus en nombre à ce rendez-vous, ont exprimé leur inquiétude et leur colère. Mais ils ont écouté pour être rassurés, ont obtenu certaines réponses, ont entendu avec attention les conseils de bon sens. Ainsi, les représentants des forces de l’ordre ont exposé leur manière de travailler, qui fait appel aux techniques les plus sophistiquées. Ils ont aussi donné quelque ficelles pour mieux se protéger, ont suggéré aux citoyens de se fédérer, de mettre en place une participation citoyenne, de créer en quelque sorte une veille collective, une collaboration vicinale, une communication avec les services communaux et les élus, pour signaler les incidents, les comportements suspects. Ils ont recommandé  aux citoyens d’utiliser le service de pré-plainte en ligne, et de se faire connaître à la mairie lors de départs en vacances, le domicile faisant ainsi l’objet d’une surveillance accrue. Ils ont aussi beaucoup insisté sur la prévention des risques, qui est primordiale, en recommandant précaution et vigilance. Les gendarmes ont répondu patiemment à toutes les questions, en reconnaissant que tout n’était pas possible, que certains problèmes restaient pour le moment sans solution. , que le risque zéro n’existait pas. Ils ont aussi mis en garde contre les tentations de l’auto-défense, lourde de conséquences.

S’il n’est pas certain que les espiranencs présents soient sortis rassurés et convaincus, voire apaisés, il est sûr que cette rencontre a été appréciée de tous, que d’autres sont souhaitées, que des liens ont été tissés, que des mesures concrètes sont avancées, que des projets citoyens sont ébauchés. Cela suffira-t-il pour dissuader les malfaiteurs, à défaut de les effrayer ?

13/05/2013

Contre l'insécurité

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L’insécurité est devenue l’un des problèmes majeurs de la société et l’un des soucis cruciaux des citoyens.

Si les grandes villes ont une police municipale qui lutte au quotidien aux côtés de la police nationale contre les méfaits de la délinquance, les petites villes et les villages manquent souvent de moyens pour optimiser ce besoin de sécurité. Cela n’est pas une raison pour ne pas agir. A Espira, un policier municipal, Thomas Tedesco, assure sa tâche avec exemplarité et les employés communaux comme la majorité des élus du conseil municipal s’impliquent par leur présence sur le terrain et au sein du monde associatif.

Cependant, la vigilance reste de mise. C’est pourquoi le maire du village, Gérard Bile, et son conseil municipal, attentifs à tout ce qui peut concourir à la diminution des phénomènes de délinquance, invitent la population à une réunion publique ouverte bien sûr à tous, en présence de la gendarmerie de Rivesaltes, avec qui la commune collabore étroitement.

Cette réunion se tiendra ce lundi 13 mai, à partir de 16 heures, à la salle Joan Cayrol. Elle donnera l’occasion d’écouter et de prendre acte de propositions telle que celle qui pourrait être mise en œuvre immédiatement sous la forme d’un plan « tranquillité vacances », qui consistera à recevoir de manière confidentielle les projets de départ en vacances des résidants pour permettre aux services conjoints de la gendarmerie et de la mairie d’effectuer une surveillance discrète mais pertinente des logements provisoirement inoccupés.

Il est évident qu’au cours de cette réunion, la discussion pourra s’engager librement, et que toutes les questions, demandes et propositions seront écoutées. Il va donc de soi, malgré l’heure qui pourrait peut-être être jugée inopportune pour les citoyens qui travaillent,  qu’il y est espéré et attendu un public nombreux, une participation active et des débats enrichissants