10/08/2011

Premiers coups de sécateurs au mas Ferriol

ferriol  (2).JPG La première vendange de l’année en Catalogne Nord a été récoltée au domaine Jolly-Ferriol le jeudi 4 août 2011. Le domaine, propriété d’Isabelle et Jean-Luc Chaussart, qui ont racheté le mas Ferriol, superbe bâtisse de plus de 350 ans, sur la route de Bayonne, entre Espira et Cases de Pène, l’un des plus anciens domaines viticoles du département, qui avait servi la cour d’Angleterre et la table de Napoléon III entre autres, était en désuétude depuis 50 ans lorsque Isabelle et Jean-Luc l’ont repris. Ils s’y consacrent à l’élevage de vins vinifiés naturellement, c'est-à-dire sans sulfites ni ajouts de produits oenologiques. Les premiers raisins coupés le 4 aout sont des muscats petits grains, qui vont servir pour faire une spécialité du domaine, le muscat pétillant naturel, entre 11 et 12 de grès ( à ne pas confondre avec le muscat de Rivesaltes, entre 17 et 17,5 degrés).

Les autres vins spécifiques du domaine sont les vins dits de soif, les vins régionaux, mais aussi les VDN et le rancio sec.

Le pétillant naturel est un vin qui se boit frais, servi dans des bouteilles dites champenoises, comme la plupart des pétillants, et que l’on peut boire 3 ou 4 mois après la vendange et le début de vinification.

Le domaine accueille les amateurs tous les jours et propose un site internet où l’on peut découvrir ses créations et commander :

 domainejollyferriol.fr

ferriol 1.JPGferriol  (4).JPGferriol  (5).JPGferreol a 8-11.JPGferriol .JPGferriol  (3).JPG

20/02/2011

Voyage au pays des goûts et des saveurs

espira, espiranencs, rancio, slow food, convivialité, convivium, vignerons, fromage, pélardonC’est à un étonnant voyage au pays des goûts et des saveurs (presque) perdus qu’avait invité le « convivium » Roussillon de l’association Slow Food France, courant février.

En effet, au "Relais", le bien nommé restaurant sis entre Espira et Cases de Pène, sur la route de Bayonne, « Slow Food Roussillon » a proposé une dégustation de deux produits « sentinelles », c’est à dire des produits du terroir et du patrimoine paysans et du savoir-faire artisanal, qui sont menacés sinon de disparition, du moins de méconnaissance. C’est donc autour du pélardon, un fromage de chèvre issu des causses autour de Bédarieux, dans l’Hérault, et du Rancio sec, un vin ancestral que quelques vignerons, en Catalogne-Nord , de Banyuls à Salses, élèvent avec passion et raison, que les hôtes du jour, Hélène Decoene, présidente du convivium catalan, et Jean Lhéritier, président de Slow food France tout en étant quasiment le local de l’étape puisqu’il est de souche rivesaltaise, ont accueilli leurs convives, pour un atelier limité à une trentaine de personnes.

La dégustation s’est faite de façon toute conviviale et pédagogique, puisque 6 fromages différents furent servis tour à tour, accompagnés chacun d’un vin différent, tout en restant à la fois dans l’appellation  du pélardon et celle du rancio sec, en même temps qu’étaient expliqués procédés de fabrication et exigences de l’appellation, . Cet atelier du goût a ainsi été plus qu’une simple dégustation et a permis à Hélène Decoene de présenter le projet de Slow food, association internationale, et ses principaux objectifs, qui sont d’abord de faire découvrir des produits rares et de qualité, élaborés dans la tradition avec un savoir-faire transmis de génération en génération, ensuite d’initier à la dégustation, à la consommation éclairée, au plaisir conscient de l’alimentation choisie, jusqu’à la conscience du plaisir gustatif.. On apprenait ainsi qu’il existe ainsi en France 13 produits « sentinelles », que l’un des moins célèbres n’était pas le pois chiche de Carlencas et Levas, le village du pélardon, , que l’AOC exigeait par exemple que l’on mesure hauteur et diamètre du fromage au pied à coulisse, ou encore que le Rancio Sec, élevé par une vingtaine de vignerons en Roussillon, réunis dans l’association des Rancios Secs présidée par André Grammont, est un vin très rare, qui excelle comme vin de cuisine, vin apéritif et vin de dégustation, qu’il n’a qu’un homologue en France, le fameux vin jaune du Jura, et qu’il Sec n’aspirait finalement qu’à la même  notoriété que son semblable oriental, alors et que la demande était déjà plus forte que l’offre.

Et si l’on a consommé modérément, malgré la succession des fromages et des vins, l’atelier s’est nourri des exposés à la fois savants, passionnants et lumineux des créateurs et membres du convivium, des échanges et des questions des « élèves » d’un soir. Et comme il restait malgré cela une petite faim, plusieurs sont restés pour prolonger la soirée et s’attabler autour d’un repas artisanal concocté par Marie, la maîtresse des lieux, où les joues de porc étaient les reines de la table.

( en photo, Jean Lhéritier, président de Slow food France, Hélène Decoene, présidente de Slow food Roussillon, avec les "sentinelles" de la soirée, Béatrice, Marie,  Isabelle et François; un petit album photo, " "une soirée slow food au Relais" propose plusieurs moments de la soirée...)

03/02/2011

Un atelier du goût à Espira

slow-food.jpgDepuis quelques décennies, puisque c’est en 1989 qu’a été enregistré l’acte de naissance, des amoureux de la bonne chère et du terroir, adeptes d’une philosophie des plaisirs sains et lents de la table, se sont groupés en association internationale. Et en opposition raisonnée et déterminée aux fameux « fast food » qui prolifèrent partout, ces militants de la lenteur, comme ils se présentent parfois, ont choisi de donner à leur association le nom de « Slow food ».

Cette association à but non lucratif propose un programme d’éducation du goût, de sauvegarde de la biodiversité, de transmission de l’héritage oeno-gastronomique traditionnel, d’information aux citoyens consommateurs, et de promotion de produits et saveurs régionaux, en particulier ceux qui sont menacés de marginalisation ou de disparition, et qu’elle a baptisés "produits sentinelles ".

En France, « Slow Food » est présidé par un catalan bien connu, Jean Lhéritier, rivesaltais, vigneron et écrivain, dans l’ordre que l’on veut, et a tissé sa trame sur tout le territoire national, créant des antennes locales appelées « convivium », pour rappeler que le but essentiel est de bien vivre ensemble.

« Slow food Roussillon » organise ainsi des rencontres ouvertes à tous, et propose mille activités, dégustations gratuites, salons, ateliers, visites auprès des producteurs locaux, jardins-écoles, repas et marchés, et publie un joli petit journal convivial et agréable à lire, « La Cargolina » - puisque l’escargot et sa lenteur légendaire sont un peu les symboles de l’association- qu’on se procure en allant sur le site de « Slow food France » ( www.slowfood.fr) ou en s’adressant à la présidente du convivium catalan, Hélène Decoene.

Pour à la fois se faire connaître, faire connaître son travail et son action, et transmettre son enseignement,, « Slow Food Roussillon » invite les espiranencs à un atelier du goût, le jeudi 3 février 2011, à 19 heures, au restaurant « Al Relai », entre Espira et Cases de Pène,  sur la route de Bayonne, pour venir déguster deux produits « sentinelles », le pélardon, un délicieux fromage affiné, accompagné d’un vin typiquement catalan, le Rancio sec. C’est gratuit, mais pour des raisons logistiques, il convient de s’inscrire auprès de la présidente Hélène Decoene, au 06.03.76.67.06, ou en lui envoyant un émail à son adresse : h.decoene@wanadoo.fr.

Après la dégustation, on peut, si l'on veut et s’il reste un peu d’appétit, rester manger pour un dîner convivial, autour de joues de porc à la Liégeoise. Mais ça, c’est une autre histoire.