07/10/2013

Au revoir!

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J’ai décidé, en accord avec la rédaction de la départementale que je salue et que je ne remercierai jamais assez pour sa confiance amicale constante,  de cesser ma tâche de correspondant de l’Indépendant pour mon village, Espira. Mes derniers articles sont parus tant sur le journal distribué que sur le blog. C’est un choix réfléchi, pesé, soupesé,  voulu, pris en toute liberté et en toute connaissance de cause.

 Je quitte cette charge sans regret, ni remords, comme on dit dans les romans à l’eau de rose. Je l’ai remplie avec conscience, joie et le souci constant d’être à l’écoute et au service de tous les espiranencs et de toutes les espiranenques, sans la moindre exclusive ni la moindre réserve.

Mon unique ligne de conduite a été d’écrire correctement, de mettre en valeur ce qui se passait et ce qui se faisait dans le village pour y rendre la vie meilleure, et finalement, il s’en passe, de ces bonnes choses, d’agrémenter cela d’un peu d’humour, dans la mesure du faisable, et de  considérer chaque citoyen et chaque citoyenne comme un ami proche avec qui j’avais une conversation agréable au coin du feu ou devant une bonne cargolade.

Peut-être, qui peut le dire ? un jour, l’occasion de revenir se présentera et j’essaierai de la ressaisir, qui sait ?

Mais, à ce moment, je salue tous ceux et toutes celles qui, de près ou de loin, d’ici ou d’ailleurs,  ont suivi la chronique du village, ceux qui ont eu un geste et un mot gentils, toujours appréciés, même si cela a un peu flatté ma vanité, contre laquelle pourtant je mène un combat de chaque instant, et je souhaite bon vent et « buena suerte » à  celle qui prendra le relais avec tout son enthousiasme, sa convivialité  et son amour du village.

Et je reste au village et du village, qui m’a vu naître, et où il fait bon vivre et vieillir, même si ceci est peut-être un peu moins agréable que rajeunir, irréalisable utopie (mais après tout, est-ce bien souhaitable ?)!

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01/10/2013

Bus stop

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On n’y rencontrera pas Marylin, dansant sur le bitume en attendant le bus, mais on pourra en rêver en faisant le court déplacement : en effet, l’arrêt des autobus du conseil général ( le bus à 1 euro) desservant la vallée de l’Agly, en bordure de la route de Bayonne, jouxtant l’ancienne coopérative vinicole des Chais de sainte Estelle, est provisoirement supprimé pour des raisons exclusives de sécurité, à cause des travaux en cours à cet emplacement.

Les services du conseil général sont en train d’étudier les possibilités d’installation d’un arrêt sécurisé, qui se situerait un peu plus loin, au rond-point du Casot, route de Bayonne, à proximité du stade des « Portes de l’Agly ».

Lorsque cette mesure aura été adoptée et que la décision aura été prise dans un délai approximatif de deux mois, un nouveau communiqué de la mairie confirmera ce nouvel arrêt.

En attendant, où que soit situé le « bus stop », on montera dans l’autocar pour profiter du  doux plaisir de la conversation entre villageois allant à la ville, se racontant « La montée au ciel » en autobus, de Buñuel, ou s’effrayant délicieusement à moindre frais en se remémorant « Les naufragés de l’autocar » de Steinbeck.

23/08/2013

Premières vendanges au Ferriol

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Ils ne sont pas les premiers, mais ils ne sont pas loin, puisque, juste après le domaine de Rombeau,  ils sont les deuxièmes en Catalogne Nord à vendanger : Isabelle et Jean-Luc Chossart ont commencé ce mardi 20 août les vendanges dans leur domaine Jolly Ferriol, entre Espira et Cases de Pène, au pied de la Tour del Far qui semble protéger le domaine. Et s’ils n’ont pas commencé lundi, c’est parce qu’il y avait ce qu’Isabelle appelle un « nœud lunaire » et que cela aurait pu contrarier le raisin : on est comme ça au domaine Jolly Ferriol, à l’écoute des rythmes et des respirations de la nature et des saisons.

Depuis qu’ils ont pris possession du domaine pour y créer un vin naturel, c'est-à-dire un vin « biologique », sans traitements chimiques, c’est déjà la septième vendange d’Isabelle et Jean-Luc. Celle-ci a commencé dans une vigne touchant au mas séculaire, et ils ont ramassé, avec une « colla » d’habitués venue d’Espira et des villages voisins,  du muscat petit grain pesant, comme on le dit dans les vignes, entre 11 degrés et 11 degrés 5, avec lequel Jean-Luc fera l’une de ses spécialités, le « pet nat », ce vin blanc pétillant que la balade du vacancier a présenté au mois de juillet, dont ils commercialisent quelque chose comme 5000 bouteilles par an..

Ici, on chercherait en vain une machine à vendanger, puisque tout se fait encore selon les techniques ancestrales et que le raisin se ramasse à la main et se met précautionneusement dans des caissettes que l’on transporte délicatement à la cave proche. Et comme le terroir, où dominent les marnes schisteuses, est aussi un terroir où s’illustra naguère le « jaumet », ce beau raisin de table hélas supplanté par des grappes venues d’ailleurs, on choisit et on trie aussi le raisin que l’on cueille et on laisse de côté impitoyablement une grappe qui n’est pas absolument saine.

Le raisin ainsi cueilli est déposé en chambre froide pendant  24 heures à 6 degrés avant d’être porté au pressoir, puis mis en cuve avant d’être embouteillé. Et là, c’est l’affaire de Jean-Luc, qui vinifie « naturellement » : comme ils aiment le dire, leur vin, c’est en fait du raisin fermenté, dont ils feront environ 16 cuvées de 2000 bouteilles chacune, si l’on excepte leur rancio qu’ils ne produisent qu’à raison de 300 bouteilles par an.

Ce souci du naturel et de l’authentique, qu’on retrouve dans l’environnement et l’agencement du domaine a conduit aussi Isabelle et Jean-Luc à rejoindre l’association des vins s.a.i.n.s. , avec un point entre chaque lettre, puisque cela veut signifier «  vins sans ajout d’intrants ni sulfite ».

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Naguère, un publicitaire de chez nous avait inventé la « halte Rivesaltes » : Isabelle et Jean-Luc dont le domaine court sur deux dizaines d’hectares bord de l’Agly et le long de la route de Bayonne, entre Espira et Cases de Pène, inventent , eux, la halte au Ferriol, et on n’est pas loin de croire, au vu des visiteurs qui font la halte, qu’elle devient un passage obligé pour les voyageurs qui empruntent l’ancienne route nationale qui traverse l’isthme pyrénéen de Perpignan à Bayonne. Et les amateurs de cartes postales y trouveront leur compte, avec ce mas fortifié entre montagne, vignes et fleuve, même si les vendangeurs, eux, entre la chaleur du soleil et lancinantes douleurs de reins inévitables après quelques heures de cueillette, n’ont pas toujours le cœur à poser comme des santons de Provence.

Les premiers coups de sécateurs sont donnés, à Rivesaltes et à Espira, les autres vont suivre, il ne reste plus qu’à attendre et à espérer pour tous ces vignerons le beau temps pour pouvoir rentrer leur récolte et nous permettre de bientôt déguster ces nectars accompagnant les plats d’ici, de l’ollada au bras de Vénus en passant par l’escalivada ou la cargolade.

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05/10/2012

C'est beau une usine la nuit

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Entre Espira et Cases de Pène, sur la route de Bayonne, à l’arrivée du crépuscule, on découvre avec étonnement et ravissement les nouveaux locaux de l’entreprise Semin, un édifice lumineux de béton, d’acier et de verre où sont rassemblés bureaux et services administratifs et commerciaux. Il vient d’être inauguré par le chef d’entreprise lui-même, Philippe Semin, accompagné de Gérard Bile, le maire d’Espira., accompagné d’une partie de son conseil municipal, en présence de plusieurs personnalités, dont le maire de Cases de Pène, Théo Martinez

L’entreprise Semin est arrivée à Espira il y a 15 ans, grâce à la volonté conjuguée des deux hommes, Philippe Semin cherchant à implanter une unité de production près à la fois d’un fournisseur de matière première et de l’Espagne, et Gérard Bile voulant étendre et consolider le tissu économique du village et ainsi créer et pérenniser des emplois.

Créée en 1838 par Jean-Laurent Semin, cette entreprise familiale, née près de Thionville en Lorraine, fabrique d’abord du plâtre puis s’est vite vouée à l’activité de colle pour carrelage. Aujourd’hui dirigée par Philippe Semin, qui représente la sixième génération de la famille, elle se consacre toujours à la fabrication de colles et d’enduits en poudre, et y a ajouté le développement de produits prêts à l’emploi que l’on trouve dans les grandes surfaces de bricolage.

Installée d’abord sous la forme d’un atelier-relais sur des terrains loués à la commune, avec 6 employés à la mise en route, l’entreprise a vite racheté les terrains grâce à ses performances, puis s’est agrandie plusieurs fois jusqu’à aujourd’hui, et envisage encore de le faire puisqu’elle vient d’acheter 20.000 M2 de terrain supplémentaires.

En même temps que l’usine s’agrandissait le personnel a augmenté, puisque ce sont désormais 41 personnes, dont beaucoup d’espiranencs, qui travaillent sur le site, dirigé par Sébastien Bertrand et Yoann Cobo, deux anciens élèves de la section de techniciens supérieurs en maintenance et automatismes industriels du lycée Pablo Picasso. Cela montre au passage l’excellence de la formation dispensée par cet établissement, qui continue par ailleurs la collaboration avec l’entreprise, puisque le lycée conçoit et fabrique des machines pour l’usine, qui, elle, accueille des stagiaires du lycée, jouant ainsi un rôle pédagogique majeur.

Aujourd’hui, la société Semin dispose ainsi de 4 usines en France, est en train d’en construire une en Russie et continue son développement prospère et harmonieux. L’unité espiranenque travaille avec les entreprises de la région, fait appel à de nombreux sous-traitants ( transporteurs, services de maintenance, etc.) parmi lesquels d’autres entreprises du village comme la société Ochando, et contribue donc au développement économique et à l’emploi au village et dans la région.

C’est donc une aubaine pour le village, et un exemple d’une belle réussite entrepreneuriale, et Philipe Semin a voulu célébrer cela au cours d’une jolie cérémonie d’inauguration où il a voulu mettre en pleine lumière  les employés de l’entreprise, qui sont les premiers acteurs de son développement et de sa prospérité. Ceux-ci étaient les invités d’honneur de la cérémonie et il leur a rendu hommage dans son allocution qu’il a voulu brève et chaleureuse avant de passer la parole à Gérard Bile, qui, tout aussi brièvement,  a rappelé les débuts épiques de l’aventure, une histoire de confiance, d’espérance  et d’amitié, une histoire qui continue à s’écrire au présent et qui s’engage fermement vers l’avenir.

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Il a alors été temps pour un entrepreneur comblé de convier tous les présents à partager un moment de convivialité autour d’un succulent buffet.

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( en photos: Philippe Semin dans son bureau entre Gérard Bile, maire, et Sébastien Bertrand, responsable de l'usine d'Espira; pendant les discours; c'est beau une usine la nuit)

16/09/2012

Les diagonales du foot

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Après le ballon ovale, le ballon rond :c’est la rentrée à l’école de football.

Donc, le club onziste du village, le  BECE FC Vallée de l’Agly communique les heures d’entraînements  de son école de football :

-                      pour le secteur Espira- Baixas- Cases de Pène, les 7 à 11 ans ( qui sont nés entre 2002 et  2007  et dès l’âge de 5 ans ) sont accueillis le mercredi après. midi à 17 h00 au stade de Baixas, tandis que les 12/13 ans (nés en 2000 et 2001) se rassemblent le lundi à 18 heures à Espira, au  stade de la « porte de l’Agly », au bord de la route de Bayonne,  et le mercredi à 18h00 au stade Serge Torreilles de Baixas. Enfin, les 14/15 ans (nés en 1998 et 1999) se retrouvent le mercredi à  16 h00, toujours au stade Serge Torreilles de  Baixas.

-                      Pour le secteur de la  haute vallée de l’Agly, les entraînements reprennent aussi sur le stade « Averos » d’Estagel  pour les 7 à 11 ans tous les mardis à  18h 00.

 

Il y a une possibilité de covoiturage pour les jeunes de la haute vallée ( Estagel), en 13 et 15 ans, pour « descendre » s’entraîner à Espira et Baixas.

De toutes façons, pour plus de renseignements et d’éclaircissements, on téléphone aux dirigeants en appelant le 06 77 19 95 00 ou le 06 58 80 45 79.

Et on affûte ses crampons.

 

 

 

02/09/2012

Le retour de la déviation

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Les espiranencs se souviennent, parce que c’est tellement proche, que pendant plusieurs semaines, ils ont dû, pour se rendre à Perpignan, emprunter une déviation. Celle-ci les conduisait à la Fidelissima en passant par Peyrestortes et sa fameuse colonne jusqu’au rond-point de la Fraternité, à la Llabanère, sans rallonger démesurément ni la distance ni le temps.

C’est dans le cadre de l’opération de mise en sécurité de la RD 117, la route de Bayonne, que la direction des routes du conseil général avait fermé cette voie plusieurs semaines, du rond-point de la Fraternité à l’échangeur de Peyrestortes.

Réouverte le 23 juillet dernier après une première phase de travaux, cette route va de nouveau être fermée à la circulation pour une durée de trois mois à partir du 3 septembre, pour reconstruire un pont sur la rivière Llabanère et achever les travaux routiers.

Les dispositions identiques à celles de la première phase sont prises, et les itinéraires de déviation  , auxquels les espiranencs et les riverains de l’Agly se sont déjà habitués seront mis en place avec panneaux d’information et signalisation réglementaire.

On reprendra donc, pour se rendre en ville, le chemin de Peyrestortes à moins qu’on ne préfère aller jusqu’au rond-point du Casot, passer par la route de Montpins et rejoindre l’échangeur du mas de la garrigue pour retrouver la nationale 9.

Et à la fin de l’automne, on pourra rouler à nouveau sur une route de Bayonne sécurisée et refaite à neuf.

29/08/2012

Une histoire finit, une autre commence

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Au delà des grands travaux qui ont occupé, au village, ce premier semestre 2012, un chantier particulier, symbolique , lourd d’histoire, de souvenirs, de déceptions et d’espérances, vient de s’ouvrir. Il s’agit des travaux annoncés à l’ancienne cave coopérative.

Celle-ci, comme beaucoup de ses sœurs, n’a pas pu, malgré la vaillance de tous, résister à la grave crise viticole qui a frappé de plein fouet le Sud, et en particulier la plaine du Roussillon. Et même si toutes les solutions et toutes les décisions étaient douloureuses et signifiaient inéluctablement la fin d’une histoire, la fin d’une époque, et même  la fin d’un mode de vie et d’être, il a fallu s’y résoudre.

Donc, le programme immobilier de l’ancienne cave coopérative,  sur la route de Bayonne,  est en phase de réalisation, puisque les  premiers coups de pioches pour entamer  la démolition viennent d’être donnés. Ainsi, à l’issue de ces grands travaux, il y aura 67 appartements qui   seront  répartis sur quatre ensembles au milieu d’espaces verts, en retrait de la route de Bayonne,  et l’accès au quartier arrière se fera uniquement par voie piétonne, pour un triple souci de sécurité, de tranquillité et d’esthétique.

Alors, au-delà de la nostalgie prégnante, et sans oublier le fort et durable  traumatisme qu’a constitué la fermeture définitive de la cave coopérative pour de nombreuses familles anciennes du village dont la vie et l’histoire se construisaient, naguère, autour de la vigne et du vin, un nouveau quartier résidentiel harmonieux, conçu selon les nouveaux principes du développement durable, accueillera de nouveaux citoyens désireux de goûter à la joie simple de la vie du village : c’est la société d’HLM Roussillon Habitat qui s’occupera de cette opération tandis que  les inscriptions pour la demande d’attribution de logements sont déjà reçues en mairie.

            Quand les gravats auront laissé la place, que ce nouvel ensemble résidentiel   sera sorti de terre, et que les logements seront habités, la vie reviendra alors dans ce quartier de la gare renaissant, autour du petit train rouge qui est le trait d’union de toute cette si belle vallée de l’Agly.

( en photo, une image qui est désormais un souvenir: le caveau de la coopérative...)