20/09/2013

L'ouverture de la chasse n'est plus ce qu'elle était

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La mairie d’Espira de l’Agly communique :

 par arrêté municipal, sur proposition de l' A.C.C.A.,  et au vu et en raison du retard des vendanges , l' ouverture générale de la chasse est reportée au dimanche 29 septembre 2013.

 

23/08/2013

Premières vendanges au Ferriol

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Ils ne sont pas les premiers, mais ils ne sont pas loin, puisque, juste après le domaine de Rombeau,  ils sont les deuxièmes en Catalogne Nord à vendanger : Isabelle et Jean-Luc Chossart ont commencé ce mardi 20 août les vendanges dans leur domaine Jolly Ferriol, entre Espira et Cases de Pène, au pied de la Tour del Far qui semble protéger le domaine. Et s’ils n’ont pas commencé lundi, c’est parce qu’il y avait ce qu’Isabelle appelle un « nœud lunaire » et que cela aurait pu contrarier le raisin : on est comme ça au domaine Jolly Ferriol, à l’écoute des rythmes et des respirations de la nature et des saisons.

Depuis qu’ils ont pris possession du domaine pour y créer un vin naturel, c'est-à-dire un vin « biologique », sans traitements chimiques, c’est déjà la septième vendange d’Isabelle et Jean-Luc. Celle-ci a commencé dans une vigne touchant au mas séculaire, et ils ont ramassé, avec une « colla » d’habitués venue d’Espira et des villages voisins,  du muscat petit grain pesant, comme on le dit dans les vignes, entre 11 degrés et 11 degrés 5, avec lequel Jean-Luc fera l’une de ses spécialités, le « pet nat », ce vin blanc pétillant que la balade du vacancier a présenté au mois de juillet, dont ils commercialisent quelque chose comme 5000 bouteilles par an..

Ici, on chercherait en vain une machine à vendanger, puisque tout se fait encore selon les techniques ancestrales et que le raisin se ramasse à la main et se met précautionneusement dans des caissettes que l’on transporte délicatement à la cave proche. Et comme le terroir, où dominent les marnes schisteuses, est aussi un terroir où s’illustra naguère le « jaumet », ce beau raisin de table hélas supplanté par des grappes venues d’ailleurs, on choisit et on trie aussi le raisin que l’on cueille et on laisse de côté impitoyablement une grappe qui n’est pas absolument saine.

Le raisin ainsi cueilli est déposé en chambre froide pendant  24 heures à 6 degrés avant d’être porté au pressoir, puis mis en cuve avant d’être embouteillé. Et là, c’est l’affaire de Jean-Luc, qui vinifie « naturellement » : comme ils aiment le dire, leur vin, c’est en fait du raisin fermenté, dont ils feront environ 16 cuvées de 2000 bouteilles chacune, si l’on excepte leur rancio qu’ils ne produisent qu’à raison de 300 bouteilles par an.

Ce souci du naturel et de l’authentique, qu’on retrouve dans l’environnement et l’agencement du domaine a conduit aussi Isabelle et Jean-Luc à rejoindre l’association des vins s.a.i.n.s. , avec un point entre chaque lettre, puisque cela veut signifier «  vins sans ajout d’intrants ni sulfite ».

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Naguère, un publicitaire de chez nous avait inventé la « halte Rivesaltes » : Isabelle et Jean-Luc dont le domaine court sur deux dizaines d’hectares bord de l’Agly et le long de la route de Bayonne, entre Espira et Cases de Pène, inventent , eux, la halte au Ferriol, et on n’est pas loin de croire, au vu des visiteurs qui font la halte, qu’elle devient un passage obligé pour les voyageurs qui empruntent l’ancienne route nationale qui traverse l’isthme pyrénéen de Perpignan à Bayonne. Et les amateurs de cartes postales y trouveront leur compte, avec ce mas fortifié entre montagne, vignes et fleuve, même si les vendangeurs, eux, entre la chaleur du soleil et lancinantes douleurs de reins inévitables après quelques heures de cueillette, n’ont pas toujours le cœur à poser comme des santons de Provence.

Les premiers coups de sécateurs sont donnés, à Rivesaltes et à Espira, les autres vont suivre, il ne reste plus qu’à attendre et à espérer pour tous ces vignerons le beau temps pour pouvoir rentrer leur récolte et nous permettre de bientôt déguster ces nectars accompagnant les plats d’ici, de l’ollada au bras de Vénus en passant par l’escalivada ou la cargolade.

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09/04/2013

Après la pluie

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Si les pluies torrentielles qui ont sévi dernièrement dans la vallée de l’Agly n’ont pas entraîné à Espira des ravages aussi graves que dans les villages situés plus en aval, le fleuve, en général si tranquille, a quand même causé inquiétudes et dégradations, en particulier pour le domaine public et les domaines agricoles situés en bordure de son lit.

Après avoir été présents sur le terrain tout au long de cet épisode pluvieux, le maire et les conseillers municipaux qui ont accompagné les services techniques en vigilance permanente ont été d’abord soulagés  de ne pas déplorer d’accident majeur irréparable pour les personnes et les biens situés dans le village.

Ils ont ainsi découvert des dégantas dans le domaine public, sur la verrière et la façade de la mairie, le parcours de santé et le passage à gué.

Ils ont aussi constaté au cours de leur veille et de leurs inspections, sur la rive droite, la destruction sur quelques mètres de l’embouchure du pluvial et de l’hydraulique, tandis que les jardins potagers sis sur cette rive droite ont été touchés à des degrés divers, sans que soit insurmontable leur réhabilitation.

Sur ce territoire, l’important travail réalisé par le dépôt de matériaux de démolition au long de l’ancien parcours de santé a été déterminant dans la protection contre les flots, plus particulièrement en direction de la maison de retraite du Moulin.

Sur la rive gauche du fleuve, les flots se sont engouffrés frontalement en amont des propriétés. Le chemin de l’ancienne station de pompage de Montpins est à restaurer. Des brèches ont été faites dans les digues latérales : la remontée des matériaux des propriétés sur ces digues permettront de circuler à nouveau, partiellement et leur renforcement devra se poursuivre.

La quasi-totalité des verges qui bordent les rives nécessitent un nettoyage manuel rapide.

Après cet état des lieux, le maire, Gérard Bile, a réuni en mairie, en présence des services techniques communaux,  les propriétaires agriculteurs ayant déclaré des dégâts et les entreprises sises à Espira ou dans son voisinage, carrières, sablières, entreprises de terrassement, avec leurs matériaux et leur matériel,  et disposant sur la commune, d’importants moyens techniques afin de mettre en adéquation les besoins exprimés par les uns et les moyens mis à disposition pour apporter l’aide la plus efficace aux personnes dont les propriétés ont souffert des crues

D’ores et déjà le travail est commencé, les réparations sont engagées et vont être suivies avec attention. En outre, après la demande faite par le préfet de classer le département en état de catastrophe naturelle la mairie recueille les déclarations des agriculteurs sinistrés dans le but de préparer la demande de calamité agricole. Et l’Agly redeviendra ce qu’il est ordinairement, un petit fleuve tranquille.

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30/01/2013

Les agriculteurs sont mutualistes

 

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Comme chaque année, la Mutualité sociale agricole du Grand sud réunit ses bureaux cantonaux sur les territoires.

Ainsi, tout récemment, les bureaux cantonaux de Rivesaltes (auquel sont rattachés les agriculteurs espiranencs) et de Saint-Estève se sont réunis à Espira, à la salle des jeunes, puisque l’on sait qu’un agriculteur (ou une agricultrice) reste toujours jeune,  sous la double présidence de l’espiranenque Alberte Batlle pour le bureau de Rivesaltes et Thérèse Bonzoms pour celui de Saint Estève, en présence de Bernard Macary, animateur du réseau des élus de la MSA GRAND SUD.

            C’est donc celui-ci qui a animé la réunion. Il a d’abord abordé les chiffres clés de la démographie agricole au niveau du département et des cantons, puis la situation globale de la caisse.

Puis on a évoqué les aides de la MSA aux exploitants. Ainsi, un point sur les prises en charge de cotisations par les pouvoirs publics vient d’être annoncé. Une enveloppe de fonds a été mise à disposition de  la MSA GRAND SUD, pour le redistribuer aux exploitants qui en ont fait la demande.

            Bernard Macary a ensuite fait le point sur les conditions d’accès à la Couverture Maladie Universelle Complémentaire et le dispositif d’Aide à la Complémentaire Santé. Des aides existent, et il semble que certains ignorent leurs droits.

Après cela, l’accent a été mis sur le projet d’indemnités journalières maladie pour les exploitants agricoles, actuellement en cours de discussion dans le cadre du Plan de Financement de la Sécurité Sociale 2013. Il convient en effet de remarquer que le régime des non-salariés agricoles est le seul régime en France à ne pas prévoir ce type de prestation. Cette lacune devrait bientôt être réparée.

            Enfin le nouveau calendrier d’appel des cotisations des exploitants agricoles a été présenté, clôturant ainsi une réunion riche en informations et en échanges entre les participants.

Et bien sûr, entre viticulteurs, on a trinqué à la nouvelle année !

01/01/2013

Voeux

 

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Quand la coutume est bonne, il est aussi bon de s’y adonner. Donc, meilleurs vœux pour l'an qui entre à tous les visiteurs et toutes les visiteuses de cette "toile de rondins", d'Espira et de partout ailleurs, à tous les espiranencs d’ici et d’autres parts, aux catalans, aux basques, aux comanches et aux arapahos, aux citoyens et citoyennes du monde, et à tous les lecteurs fidèles et assidus de la presse quotidienne régionale, viatique indispensable de chaque petit matin !

Bon vent aussi à cette presse, et à notre journal L’Indépendant : on ne sait pas s’il est le meilleur journal du monde, mais son titre, depuis sa naissance, est l’emblème de la presse libre, et donc le titre le plus juste pour un journal …indépendant… !

Alors, un peu de joie, bon pied, bon œil, à la fortune du pot, olladas, cargolades et aplecs, et en avant, « sempre », pour de nouvelles et fructueuses aventures collectives !

09/12/2012

Mémoires d'une jeune fille rangée

 

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La Talaïa,( et du côté du Sud Ouest, on parle de l’atalaye), c’est la tour de guet, celle du haut de laquelle le guetteur, ou la guetteuse, veille sur son territoire, gravé dans sa mémoire, ou encore scrute l’horizon marin pour découvrir les jets d’eau crachés par les baleines. C’est aussi le nom de la maison d’édition, fondée et dirigée par Françoise et Michel Démelin, où Geneviève Barrère-Lhéritier vient de publier le premier volume de ses …mémoires, menant ainsi à bien la quête de la mythique baleine blanche.

 

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Son projet, à l’origine, ne visait pas la publication mais simplement son désir et sa volonté, pour graver les traces d’un passé mémorable,  de livrer ses souvenirs d’enfance à ses enfants et petits-enfants à l’occasion du quarantième anniversaire de son mariage avec Michel. Et petit à petit, les souvenirs affluant, le désir d’écrire se faisant de plus en plus puissant, le projet familial a évolué et le recueil de souvenir à l’usage exclusivement privé du cercle de famille est devenu un véritable livre de mémoires…qui appellera sûrement une suite.

 

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En attendant celle-ci, on peut se plonger avec délectation dans le récit des années de jeunesse de Geneviève, circonscrit autour des quatre cités où elle a grandi, Rivesaltes, Pia, Le Barcarès et bien sûr Perpignan, et son ancien Cours Maintenon, au pied de la cathédrale, un récit où la joie de vivre défie les difficultés de l’existence, où l’écriture, la poésie, la création sont présentes dès le plus jeune âge, où le vin irrigue les pages, à une époque où sa culture et son négoce étaient florissants en pays catalan.

 

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Mais il faut lire ce livre pour en découvrir toutes les richesses et espérer sa prochaine suite.

 

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Pour faire partager ces moments rares de joie qui ont construit l’aventure de ce livre et qui ont peuplé les chemins de sa création, Géneviève et son éditrice, Françoise Démeulin avaient convié à une dédicace à l’espace muséal. Le maire, Gérard Bile, l’a accueilli par un compliment joliment détourné de l’épithalame que le grand-père de Geneviève lui avait offert pour sa réussite au BEPC. Si l’on peut encore une fois regretter que le public était constitué de ces « happy few » pour qui la lecture est une soif inextinguible, la chaleur et la ferveur de la réunion autour de ces mémoires d’une jeune fille rangée ont fait de cette signature un moment inoubliable, une pierre blanche, espérons-le , sur le sentier de la création pour Geneviève, dont on attend maintenant la prochaine œuvre.

 

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05/11/2012

Une signature à l'espace muséal

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Bon sang ne saurait mentir ! Geneviève Barrère-Lhéritier , la sœur de l’écrivain-vigneron bien connu, Henri Lhéritier, à l’œuvre déjà abondante et riche, vient d’écrire et de publier à son tour un bel ouvrage où elle raconte avec art et émotion son enfance en pays catalan.

C’est d’ailleurs le titre du livre, « Une enfance en Pays Catalan », publié aux éditions Talaia, et les espiranencs vont avoir le plaisir et la chance de découvrir cet ouvrage où ils retrouveront leur pays, et même leur village, puisque Geneviève dédicacera son livre le lundi 5 novembre 2012 à partir de 17 heures 30, à l’espace muséal de l’hôtel de ville.

Les espiranencs, et au-delà les riverains de la basse vallée de l’Agly, et tous les amoureux de la belle littérature de terroir,  seront nombreux à se presser pour dévorer des pages où ils se reconnaitront et où il voyageront, grâce à lui, dans des paysages familiers et enchanteurs, sur les bords de l’Agly, dans les vignes et chemins aux alentours du village, autour du Moulin, sur les hauteurs du Crest et encore du côté de la Méditerranée si proche. Et ils repartiront avec une dédicace personnalisée de l’auteur en plus : un petit air d’ «Apostrophes » au village !