07/10/2013

Au revoir!

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J’ai décidé, en accord avec la rédaction de la départementale que je salue et que je ne remercierai jamais assez pour sa confiance amicale constante,  de cesser ma tâche de correspondant de l’Indépendant pour mon village, Espira. Mes derniers articles sont parus tant sur le journal distribué que sur le blog. C’est un choix réfléchi, pesé, soupesé,  voulu, pris en toute liberté et en toute connaissance de cause.

 Je quitte cette charge sans regret, ni remords, comme on dit dans les romans à l’eau de rose. Je l’ai remplie avec conscience, joie et le souci constant d’être à l’écoute et au service de tous les espiranencs et de toutes les espiranenques, sans la moindre exclusive ni la moindre réserve.

Mon unique ligne de conduite a été d’écrire correctement, de mettre en valeur ce qui se passait et ce qui se faisait dans le village pour y rendre la vie meilleure, et finalement, il s’en passe, de ces bonnes choses, d’agrémenter cela d’un peu d’humour, dans la mesure du faisable, et de  considérer chaque citoyen et chaque citoyenne comme un ami proche avec qui j’avais une conversation agréable au coin du feu ou devant une bonne cargolade.

Peut-être, qui peut le dire ? un jour, l’occasion de revenir se présentera et j’essaierai de la ressaisir, qui sait ?

Mais, à ce moment, je salue tous ceux et toutes celles qui, de près ou de loin, d’ici ou d’ailleurs,  ont suivi la chronique du village, ceux qui ont eu un geste et un mot gentils, toujours appréciés, même si cela a un peu flatté ma vanité, contre laquelle pourtant je mène un combat de chaque instant, et je souhaite bon vent et « buena suerte » à  celle qui prendra le relais avec tout son enthousiasme, sa convivialité  et son amour du village.

Et je reste au village et du village, qui m’a vu naître, et où il fait bon vivre et vieillir, même si ceci est peut-être un peu moins agréable que rajeunir, irréalisable utopie (mais après tout, est-ce bien souhaitable ?)!

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04/10/2013

Les rebonds de l'ESC BAC ASP

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On l’a déjà dit, c’est la rentrée, en Ovalie comme partout ailleurs. Et après les seniors, ce sont les tout-petits, les « minots » de l’Agly,  qui ont effectué la leur, crampons flambant neuf, et « samaretta » immaculée, au stade Serge Torreilles, à Baixas le mardi 10 septembre, sur le coup de 6 heures de l’après-midi. Mais que les retardataires ne s’affolent pas, tous les mardis, on retrouvera l’école de rugby au même endroit et à la même heure, et l’ombre bienveillante du grand Serge veillera sur ces jeunes pousses. Donc, tous les enfants qui veulent pratiquer le rugby, ce sport où la main est le prolongement du cerveau, seront accueillis avec joie, attention  et toute la convivialité requise, jointe à la plus grande compétence, par l’équipe de Christophe Avila, le coordinateur charismatique de tout ce petit monde. Et leurs parents ne seront pas en reste, ils seront les bienvenus pour quelque tâche que ce soit.

Mais toute médaille a son revers : cette année, par défaut d’encadrement, la section féminine du club des Avens, pourtant toute auréolée de son titre de championne de France, se mettra en sommeil. Souhaitons que ce sommeil ne dure pas, comme pour la Belle au bois dormant, cent ans, mais une seule et courte petite saison !

Enfin, si le championnat des grands a commencé le dimanche 15 septembre – de nombreux matchs snt déjà été reportés, vendanges, champignons, et mutations obligent !-, les jeunes et sémillants dirigeants de l’entente , eux, ne chôment pas et jouent un match permanent autrement plus difficile, la recherche sans cesse renouvelée de nouveaux partenaires du club d’une part, qui apporteraient des réserves d’oxygène appréciées, mais aussi de dirigeants bénévoles pour soulager la tâche de ceux qui s’échinent déjà depuis plusieurs saisons, en dépit de leur jeune âge.

L’appel est lancé, et pour toutes les bonnes volontés, qui veulent aider, cuisiner, désaltérer, entraîner, discuter, soigner, écouter, consoler, faire quelque chose, quoi !, elles dirigent leurs pas vers le « Temple », le vieux et légendaire stade espiranenc de la rue Thiers, le mercredi ou le vendredi à partir de 19 heures 30 : elles pourront y rencontrer des gens d’excellente compagnie, trinquer ensemble, proposer leurs bons services, et refaire le monde, celui du rugby et tout le reste.

30/09/2013

La douceur de la soie

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Tout le monde rentre, même la douceur. Donc, l’association «  Tout en soie », qui se consacre, comme son nom l’indique, à la peinture sur soie, fait sa rentrée le lundi 1er octobre 2013 à 14 heures, à la maison de l’abbaye, sise au 3 de la rue Farines.

Elle retrouvera la plénitude de ses activités entre 14 heures et 17 heures, et deux lundis par mois, Marie-Ange Auzolat viendra apporter son expérience aux débutantes mais aussi à celles qui sont plus avancées dans la carrière mais qui n’ont de cesse de se perfectionner. Et tout cela dans l’harmonie des couleurs et la délicatesse de la matière : n’a-t-on pas créé un adjectif pour celle-ci, « soyeuse » ?

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28/09/2013

Il n'y a pas d'âge pour les vendanges

 

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A l’école maternelle privée du sacré Cœur, il fait partie du projet pédagogique d’apprendre aux enfants la connaissance de  la terre, de l’environnement, de ses ressources et de son respect. C’est ainsi qu’a été renouvelée l’opération « vendanges », pour les élèves de la moyenne section, conduits par leur professeur Marjorie Lepetit.

 

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Ainsi, accompagnés de quelques mamans et de quelques mamies, ils viennent de se rendre dans une vigne proche, appartenant à Pierre Cuillé, qui est depuis des années l’un des piliers de l’APEL. Là, munis des ciseaux nécessaires et après avoir reçu toutes les consignes d’usage, en particulier de prudence dans le maniement des outils, ils ont vendangé quelques grappes qui feront plus tard un excellent nectar.

 

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Les grappes étaient bien sûr à leur portée, et ils n’ont pas résisté à la tentation de la gourmandise : ils ont autant dégusté que cueilli, puis sont rentrées, ravis mais fourbus, à l’école. Ils auront ainsi fait l’apprentissage d’une tâche joyeuse qui faisait le quotidien en automne  de leurs parents, et plus encore de  leurs grands parents, mais, qui à l’heure des machines, est en voie de disparation et devient presque historique : c’est une raison supplémentaire pour en maintenir vivace la tradition.

 

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16/09/2013

Les dernières notes de l'été

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Alors qu’on s’approchait lentement mais sûrement de la fin de cet été, les dernières notes de musique ont fait résonner les grands voûtes de l’église Sainte Marie.

En effet, le jeune et virtuose duo Cord’Eole est revenu proposer un récital aux mélomanes espiranencs et aux amateurs de musique venus d’ici et d’ailleurs, puisque, dans l’assistance, dont on peut encore une fois déplorer qu’elle n’est pas suffi à peupler le grand vaisseau roman, on comptait plusieurs personnes venues des villages voisins.

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Les deux jeunes artistes, Fanny Maine à la flute traversière et Nicolas Faure au violoncelle, sont donc revenus, après une première prestation déjà très réussie l’été dernier,  avec un répertoire plus étoffé, pour proposer un concert très abouti, pendant lequel ils ont fait visiter et revisiter les grands auteurs du répertoire, qu’ils ont adaptés à leurs instruments et qu’ils ont interprétés avec un talent et une  ferveur rares qui ont captivé l’auditoire.

C’est ainsi que celui-ci a pu se laisser porter par la musique de Strauss et de Mozart, bien évidement, mais aussi découvrir des compositeurs méconnus, comme Villoldo, Granados, Von Paradis ou encore Halvorsen.

Et c’est sur plusieurs airs de la Carmen de Bizet que s’est achevée cette remarquable prestation, sous les  applaudissements  plusieurs fois bissés d’un public conquis et enthousiaste, qui a déjà donné rendez-vous aux deux jeunes musiciens, pour l’été prochain, dans ce même lieu si propice à l’écoute de ces musiques enchanteresses.

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Puis  tout le monde s’est retrouvé à la maison de l’abbaye pour un moment de convivialité autour de quelques rafraîchissements accompagnés de gourmandises.

05/09/2013

Bon appétit, belotaris!

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On peut adorer la belote, passer des nuits à taper le carton, mais aussi ressentir le besoin de la pause estivale et avoir le goût de petits « rapachous » entre amis. C’est ce que les belotaris d’Espira, qui se donnent rendez-vous tous les premiers mercredis du mois au Raparou pour partager leur passion commune de l’atout et du dix de der, pensent et pratiquent.

Ils viennent donc de se rassembler un soir de cet été  sous les arbres du Raparou, le bien nommé, pour clôturer la saison passée et déjà penser à la saison à venir, en partageant le pain et le sel lors d’une grillade sans apprêt ni cérémonie.

Entre roustes et saucisses, Ils se sont d’ores et déjà donné rendez-vous pour l’ouverture des tapis dès l’automne qui vient, et appellent tous les amateurs de belote à les rejoindre, sans distinction d’âge, de genre ou de goût. Ici l’essentiel, c’est de jouer dans la bonne humeur pour le plaisir du jeu et de la rencontre, en agrémentant le jeu de quelques sustentations apportées par les joueurs et joueuses eux-mêmes.

03/09/2013

Conférence au Moulin

 

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Une maison de retraite, ce n’est pas seulement une résidence où les personnes âgées peuvent venir passer leur retraite en toute tranquillité et en toute sécurité, entourées d’un personnel attentif et accompagné par des professionnels aussi compétents que soucieux du bien-être des résidents.

C’est aussi un lieu où l’on peut faire retraite, pour se réunir, se recueillir, réfléchir ensemble et évoquer puis élaborer des projets, dans les domaines de la santé, de la dépendance, du troisième ou du quatrième âge.

C’est ce qu’a pensé William Delepine, directeur de la maison de retraite Orpea du Moulin, récemment inaugurée. Il a fait appel à de nombreux professionnels de la santé des Pyrénées-Orientales , médecins, biologistes, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes entre autres, pour une soirée laborieuse dont le thème majeur était les soins coordonnés. Une association rassemblant les professionnels de la santé a été ainsi créée pour développer cette nouvelle façon de soigner et d’œuvrer sur le territoire au service de tous les patients, avec le plus de disponibilité, d’attention  et d’efficacité possible : il s’agit surtout d’œuvrer à l’évolution des relations entres les professionnels de la santé qui travaillent parfois isolés,  de permettre la coordination et des équipes sanitaires dans l’exercice quotidien de leur métier, et ainsi lutter contre la désertification médicale qui est sensible dans certaines zones du département et établir ainsi un maillage médical et paramédical renforçant le service et la sécurité sanitaires. La réunion a été présidée par Cees Dek, délégué régional de l’association «  soins coordonnés » et d’Annick Cambonie, chef de projet à l’association.

Les présents à la réunion ont pu alors exprimer leur souci et raconter leur vécu, écouter le récit d’expériences dans ce domaine des soins coordonnées, réfléchir et commencer de travailler sur le montage et le développement de projets afférents et la diffusion de l’information, non seulement auprès de leurs collègues, mais aussi du grand public et des responsables médiatiques et politiques. Le souci principal est aussi simple que vital : que tous les patients, où qu’ils soient, et quels qu’ils soient, puissent être continué à être soigné, de la façon la plus professionnelle, la plus efficiente possible et la plus respectueuse de la personne. Ce fut une vraie conférence, au sens que Montaigne a donné au mot, une réunion où chacun a pu écouter et a pu s’exprimer, pour avancer ensemble dans la connaissance et l’action.

Le directeur du Moulin, William Delepine, présent du début ( et avant) à la fin ( et au-delà) veillait à tout, attentif à tous, et a offert aux conférenciers, pour les sustenter et leur donner des forces un convivial et substantiel en-cas, moment privilégié où les conversations  se sont poursuivies à bâtons rompus, sur un mode plus libre, plus disert  et plus divers, dans le cadre magnifique du Moulin, où les grands arbres, attentifs et silencieux témoignent de la permanence de la beauté des lieux et de leur sérénité.