09/09/2013

Alerte, Rapariens!

Le troisième âge, on le sait, est devenu l’âge de la réalisation, où l’on dispose enfin du temps pour s’adonner sans réserve aux activités, aux passions, aux loisirs et aux rencontres riches de tous les possibles  que le temps du travail ne permet pas toujours. Et les seniors, comme on les appelle souvent, partagent avec d’autres seniors, ceux des équipes sportives, dynamisme, esprit d’équipe, camaraderie, volonté d’entreprendre et envies de voyages.

Le troisième âge espiranenc, le foyer « Al Raparou »,  est dans cette ligne, et, comme pour les rugbymen, l’intersaison est très courte, que voilà déjà revenu le temps des activités et des animations multiples.

Donc, la rentrée des Rapariens s'est faite le mardi 3 septembre avec la reprise des rifles « trisemainiales », et le jeudi 5 septembre pour le retour des « après-midi de la semaine ».

Quant au voyage annuel des Rapariens, qui, cette année, les conduira au Nord-Est de la France, dans les mystérieuses, méconnues et envoûtantes Vosges, une réunion avant le départ s'est tenue toujours le jeudi 5 septembre, à 17 heures 30, au quartier général des Rapariens, le bien nommé « Raparou ».

Ainsi, tous les rendez-vous de début de saison sont donnés, et tout le monde est sur la ligne de départ. Le foyer du troisième âge espiranenc est une association non seulement dynamique, active et joyeuse, mais aussi ouverte, sans limite d’âge ni exclusive,  à tous ceux qui peuvent enfin bénéficier d’une retraite où ils pourront s’adonner en toute tranquillité à ce qui leur plaît de faire, et l’accueil y est convivial, sinon confraternel. Il suffit de laisser vos pas vous porter vers son repaire de la place Edmond Jaupart, se rendre aux réunions ou de rencontrer les membres du bureau qui se feront un plaisir de vous accueillir et de vous compter des leurs. Quant à la cotisation annuelle, elle est symbolique, sinon dérisoire : ça ne vaut donc pas la peine de s’en passer.

28/08/2013

Madère, à la nage, c'est un peu loin...

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…donc, c’est en prenant l’avion à Toulouse, après un petit trajet en bus d’Espira à l’aéroport de la Ville Rose, qu’une quinzaine de voyageurs de l’AVE, pour la plupart d’Espira, se sont rendus pour une belle semaine jusqu’à l’île aux fleurs, Madère, cette étonnante et sublime montagne boisée plongée dans l’océan.

De leur  port d’attache, Machico, l’ancienne capitale, ils ont sillonnée toute l’île, du Nord au Sud et de l’Ouest à l’Est, et ont rencontré, ce qui est unique au monde, les quatre saisons dans la même journée et des paysages de plage succédant en une petite heure à des plateaux cerdans ou capcinois, le brouillard compris.

Ils ont découvert avec ravissement une île où les fleurs règnent, où il n’y a pas une seule maison sans jardin, où les bananiers poussent comme la garrigue en Catalogne.

Ils se sont promenés avec ravissement dans les rues de Funchal, la capitale, et leur pas les ont conduits jusqu’à la fameuse maison de Sissi l’impératrice. Ils ont visité de long et en large le marché aux fleurs,  arpenté les vieilles rues, dégusté les fameux vins de Madère, et se sont restaurés dans des petits restos typiques où tout le monde, exquise politesse, parle le français.

Ils n’ont pas oublié, le soir, dans la douceur marine, de se promener au bord de la mer, lors de la fête médiévale de Machico, et de goûter avec délectation à la boisson locale, la poncha, qu’ils ont su déguster avec modération.

Ils ont même randonné au long d’une de ces fameuses « levadas », ces canaux créés il y a des siècles et qui sont devenus au fil du temps de merveilleux sentiers de randonnée. Ils ont même eu droit au petit frisson de l’atterrissage et du décollage sur la piste de Funchal construite sur la mer.

Et ils sont revenus chargés de souvenirs, pleins d’images et de senteurs, en Catalogne, avec, pour beaucoup, le secret désir de revenir, plus longtemps, sur cette île aux infinis trésors, dont le moindre n’est pas la gentillesse spontanée et chaleureuse des Madériens et des Madériennes.

( en photo, les avéïstes au col d'Encumeada, d'où on découvre toute l'île)

25/08/2013

En 2 CV, par monts, par vaux et par canaux

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On peut tout faire (ou presque) avec une « deux chevaux ».Ce véhicule mythique, qui a enchanté la jeunesse et accompagné les pérégrinations de plusieurs générations, fait l’objet d’un véritable culte. Et certains, amoureux de ce bel objet incongru, bricoleurs dans l’âme et dans les mains, et passionnés de tout ce qui touche à la mécanique de surcroît, trouvent avec elle de quoi assouvir leurs passions. Tout le monde connaît, du côté de la route de Cases de Pène, l’Atelier d’Amédée, havre des voitures de tous âges et de tous pays. Celui-ci a eu l’occasion d’accueillir, il n’y a guère, une « deudeuche » amphibie ! En effet, le maître des lieux, Amédée Lictevout, mécanicien automobile au village, a un père, qui s’appelle aussi Amédée, et qui a, comme son fils, et avant son fils, à la fois le virus et le génie de la mécanique.

Et  Amédée père, dans son Nord lointain s’est mis en tête, pendant ses loisirs,  de faire de sa deudeuche le véhicule de leurs envies et de leurs désirs de voyager, à son épouse et à lui-même. C’est ainsi qu’il a transformé – et cela ne date pas d’hier puisqu’il a commencé la métamorphose en 1978 !- sa bonne vieille 2 CV en un engin amphibie, pour remonter les nombreux canaux qui sillonnent la France. Ils ont ainsi fait le Tour d France en 2005, des canaux de la Somme aux canaux du Midi. Cette année, avec un couple d’amis, ils ont récidivé, et se sont contentés d’un périple plus cout, avec la remontée du légendaire canal du Midi, d’Agde à Castelnaudary. Et ils ont fait halte, avec leur 2CV montée sur flotteurs, chez Amédée fils, le temps d’une soirée en famille, à évoquer le Nord natal et à parler jusqu’à plus d’heures des plaisirs et des arcanes de la mécanique qui n’a plus guère de secrets pour les deux Amédée. Reste un défi, plus difficile : transformer la deudeuche en engin volant, pour survoler la France, par exemple, ou découvrir les Pyrénées et ses « encantadas » d’en haut !

15/08/2013

On peut rêver du tour du monde

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« Ballade au bout du monde », c’est le titre d’une très célèbre BD de Vicomte et Makio qui a enchanté de nombreux lecteurs de tous âges, et qui a donné à beaucoup l’envie de départ vers des ailleurs fabuleux. Cela aurait pu être le titre de la petit conférence qu’est venu donner, en guise d’adieu à une année scolaire finissante, Julien, un jeune globe-trotteur, condisciple à l’université d’Annabelle, professeur en classe de CM 2 à l’école privée du sacré Cœur.

Devant des enfants captivés, Julien a raconté son périple autour du monde, qu’il avait fait le pari à lui-même de faire avec 25 euros par jour.

Parti de France, il a d’abord joint la Russie, puis la Mongolie par le mythique transsibérien, s’est retrouvé en Chine, a filé vers l’Australie,  est allé voir jouer les All Black en Nouvelle Zélande, a poursuivi en Amérique du Sud, est passé par les « States », est monté jusqu’au Canada avant de retrouver sa bonne vieille France.

Si ce voyage avait pour but de s’affronter à soi-même et de découvrir ses propres ressources il avait aussi un intérêt professionnel, pédagogique et écologique. En effet, Julien pourra ainsi enrichir son CV en gestion, communication et marketing, mais également, il a correspondu régulièrement avec les élèves, par l’échange de cartes postales, et à travers son blog, intitulé astucieusement, «  Le Rodebouc de Julien » : ceux-ci l’ont suivi pas à pas, ont partagé les moments rares d’une riche aventure humaine, ont enrichi leurs connaissances en géographie, se sont familiarisés avec la culture des pays explorés, et ont pu aussi travailler leur anglais, puisque la classe reçoit, comme d’autres classes de l’école, un enseignement bilingue, qui conjugue la langue de Victor Hugo à celle de Shakespeare. Enfin en partenariat avec l’association « Cœur de forêt », des arbres ont été plantés dans chaque contrée traversée, et chaque enfant  a un arbre a son nom, un arbre quelque part dans le monde, et facilement localisable grâce à sa position GPS.

Et, qui sait ? ce périple en appelle peut-être d’autres, et des vocations de nouveaux explorateurs sont  peut-être nées à l’évocation et au récit des aventures du jeune voyageur sans frontières.

14/08/2013

Des enfants dans le vent

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Le premier film des Beatles s’intitulait «  quatre garçons dans le vent » : il n’est pas sûr que tous les élèves de la classe de CE2 de l’école privé du Sacré Cœur connaissent les Beatles (l’inexorable passement du temps…), mais ils étaient une grosse vingtaine à prendre le vent et à suivre leur professeur Christine Baco sur les bords de la Méditerranée, à La Franqui pour un séjour consacré à Eole.

Accompagnés par quelques adultes, ils ont appris les rudiments de la vie en société, mais ont aussi et surtout travaillé autour du vent, cet habitant immémorial de la région.

Au savoir théorique et scolaire sur la formation du vent, sa nature, ses chemins, ils ont ajouté des travaux pratiques de toutes sortes. Ils ont ainsi appris à mesurer le vent et sa force, à étudier sa direction, puis ont manipulé d’abord, fabriqué ensuite des dispositifs permettant de monter objets qui se servent du vent, des petits moulins à vent, comme on disait naguère, ou des petites éoliennes comme le veut l’usage aujourd’hui.

Ils ont conclu leurs travaux logiquement par la fabrication individuelle d’un objet éolien pour créer un jardin du vent.

Après trois belles journées ensoleillées et bien ventées, ils ont quitté  les plages de la Franqui pour rejoindre Espira, poussés par une tramontane taquine qui les a plus vite rendus chez eux, la tête pleine de bonnes choses et chargés de souvenirs : ce n’est pas du vent !

09/08/2013

Jeunesse à la mode

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Juste avant de partir en vacances, le collège a créé l’événement. Certes il n’y avait ni le buzz ni l’effervescence des défilés de mode de la Rive droite ou de la Rive gauche de la Seine, mais sur la Rive droite de l’Agly, au collège Notre Dame des Anges, le « couvent », les élèves, en collaboration avec l’association « Tissons la création », obs. présenté le travail de toute une année en défilant devant les fashionnistas espiranenques pour présenter leurs créations, élaborées en commun avec l’association et les « cousettes » d’Espira.

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Le tract et l’émotion ont marqué les premiers pas de ces jeunes mannequins qui se sont vite pris au jeu et ont, comme on dit, assuré.

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Et c’est sous les applaudissements bienveillants d’un public conquis que les élèves, qui avaient œuvré sur un thème qui était tout un programme, «  Soyons fous », ont, dans un final aussi joyeux que bon enfant, remercié le public, les professeurs et l'équipe éducative du collège, engagés dans l’exercice, du début au bouquet final, et enfin l’association et Monique Desplas sa créatrice-animatrice.

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Et comme on pouvait en plus acheter sur place les créations originales et uniques qui avaient été présentées, le gymnase, après s’être transformé en Grand Palais, est devenu, le temps d’un après-midi une braderie unique où le plaisir de l’achat d’un vêtement sans exemple ni double se conjuguait avec celui d’une action solidaire.

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30/07/2013

Quand le grain lève

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Les enfants sont d’un naturel curieux, généreux et ouvert aux autres et au monde. Et l’école cultive ce naturel, en particulier grâce aux divers jumelages entre établissements, et aux diverses collaborations et correspondances qui se créent, quelles que soient les distances qui séparent les êtres et les lieux.

Ainsi, récemment, à l’école primaire publique Jean Alio, les élèves des classes de CP de Mmes Albafouille et Melgar ont accueilli l’association « Le grain », qui œuvre pour la construction d’écoles au Burkina Faso. Celle-ci, représentée par l’espiranenc Jean-Claude Olive et ses amis Alain Rière et Gérard Pujol entre autres, était accompagnée de M. Boyer, inspecteur de l’éducation nationale de la circonscription de la Vallée de l’Agly, et aussi et surtout de Mady Savadogo, inspecteur d’académie et Xavier Ilbondo, conseiller pédagogique, qui avaient fait le voyage depuis Ouagadougou, pour venir à la fois saluer les écoliers français, les remercier de leur aide et de leur soutien à leurs petits amis burkinabé, leur apporter une correspondance abondante, puisque les écoles catalanes et burkinabé correspondent à travers la mer depuis déjà deux ans, et leur parler de la vie d’un écolier africain, très différente à bien des égards de celle d’un petit catalan.

Cette amicale et enrichissante rencontre, en présence du maire d’Espira, Gérard Bile et de son adjointe en charge des écoles, Christiane Monier, s’est finie par des chansons, les deux ambassadeurs burkinabé interprétant des chants de chez eux, et les jeunes catalans leur répondant par un vibrant «  Au Texas », qui pour n’être pas un chant du terroir, n’en est pas moins porteur d’un riche folklore et d’une culture nouvelle et enthousiaste .

Et le lien n’est pas rompu, le Grain a commencé à lever, et dès la rentrée prochaine, d’autres élèves, d’autres classes continueront des deux côtés de la Méditerranée, à correspondre et à bâtir un avenir, qui, s’il n’est pas toujours assuré d’être radieux, est quand même, grâce aux bonnes volontés ainsi à l’œuvre, porteur d’espérances et de promesses dot certaines sont réalisées ou en voie de l’être.